Quatre décennies.
C'est le temps qu'il a fallu pour que le monde change complètement d'une époque où tout se faisait de manière analogique, avec des délais d'imprimerie et une télévision linéaire, à une époque numérique où tout est instantané, avec les algorithmes et l'intelligence artificielle qui dominent. L'Institut Supérieur de Communication d'Entreprise, ou ISCOM, a été fondé à Paris en 1986. L'ISCOM a été le témoin privilégié de ces changements spectaculaires et y a également joué un rôle actif en tant qu'acteur engagé.
Nous allons bientôt fêter nos quarante ans en deux mille vingt-six. Cela nous donne l'occasion de voir comment une grande école de communication a su anticiper les avancées technologiques au fil des ans. L'école a ainsi pu former les décideurs d'aujourd'hui.
Plongée au cœur de 40 ans d'innovations, de ruptures et de visions d'avenir.
L'Odyssée de la communication (1986-2026)
Pour comprendre la révolution que nous vivons en cette fin 2025 avec l'IA générative, il est essentiel de rembobiner le film. L'histoire de la communication moderne est une succession de séismes technologiques qui ont redéfini la relation entre les marques et les individus.
Les années 80-90 : L'âge d'or des Mass Média
L'Institut Supérieur de Communication, l'ISCOM, a ouvert ses portes à ses premiers étudiants dans la rue de Paris en 1986.
À cette époque, le monde de la publicité était dominé par trois médias importants : la Télévision, la Presse et l'Affichage.
C'était une période très créative, avec des publicitaires français qui créaient des slogans très célèbres et des annonces télévisées de haute qualité, souvent de trente secondes, avec des budgets très importants. À cette époque, la communication était verticale, ce que l'on appelle une communication de type Top-Down : la marque émettait un message, et le consommateur le recevait.
À cette époque, les métiers sont cloisonnés. D'un côté, les créatifs, de l'autre, les stratèges. La formation se concentre alors sur la maîtrise rhétorique, la culture générale et les techniques fondamentales du marketing. C'est sur ce socle solide que s'est construit notre BTS Communication, qui reste encore aujourd'hui une porte d'entrée d'excellence pour acquérir les bases techniques du métier avant de se spécialiser.
Les années 2000 : Le choc Internet et le Web 2.0
Le tournant du millénaire marque le début d'un grand changement.
À cette époque, Internet est de plus en plus accessible à tout le monde, et le haut débit commence à arriver dans les foyers.
Cependant, c'est surtout l'arrivée du Web 2.0 vers 2004-2005 qui va vraiment changer les choses.
Avec l'arrivée des blogs, des forums, puis de Facebook et de YouTube, le consommateur acquiert un droit de réponse.
Les marques ne contrôlent plus complètement leur discours. La réputation d'une marque ne peut plus être simplement décidée, mais elle doit être négociée. C'est à ce moment-là que l'Institut des Sciences de la Communication a commencé à inclure la dimension digitale dans ses programmes d'études et a accéléré son expansion dans d'autres régions, comme Lyon, Lille et Strasbourg. L'Institut des Sciences de la Communication a compris que les futurs professionnels de la communication devraient être capables de s'adapter rapidement aux nouvelles situations. Par conséquent, les programmes de l'Institut des Sciences de la Communication ont évolué pour inclure la gestion des crises numériques. Cela a abouti à la création de notre actuel Bachelor Communication Globale, qui forme des professionnels polyvalents capables de gérer des campagnes de communication à 360 degrés.
Les années 2010 : La Data et le Mobile First
L'arrivée du smartphone transforme la communication qui devient "SOLOMO" (Social, Local, Mobile). La donnée (Data) devient le nouvel or noir. Il ne suffit plus d'être créatif, il faut être pertinent, ciblé et mesurable.
Les directions marketing exigent du ROI (Retour sur Investissement) précis. L'école répond à ce besoin de rationalisation en renforçant ses enseignements en analytique et en stratégie digitale, tout en continuant son maillage territorial avec de nouveaux campus comme Bordeaux ou Nice. C'est l'ère où le marketing et la communication fusionnent pour de bon.
Archéologie et Futurologie des métiers
Pendant quarante ans, l'annuaire des métiers de la communication a été complètement réécrit. Certains postes ont disparu, d'autres se sont métamorphosés, et beaucoup restent encore à inventer pour l'horizon deux mille trente.
Ceux qui ont disparu (ou presque)
Souvenez-vous du Maquettiste Exécutant traditionnel. Armé de ciseaux, de colle et de bromures, il assemblait physiquement les pages des magazines. L'arrivée de la PAO a balayé ce métier artisanal pour donner naissance aux Directeurs Artistiques modernes et aux experts en UI/UX Design.
De même, l'Attaché de Presse classique a dû se réinventer. La valeur de l'Attaché de Presse classique était basée uniquement sur son carnet d'adresses. Aujourd'hui, l'Attaché de Presse est devenu un Consultant en Influence. Le Consultant en Influence gère des réseaux qui regroupent des journalistes et des créateurs de contenus. Cette évolution est au cœur de nos formations supérieures. Nous enseignons la maîtrise des relations publiques dès le Bachelor Communication Internationale.
Le Chef de Publicité, qui se concentrait principalement sur les achats d'espace dans la presse écrite, a cédé sa place au Trader Média ou au Traffic Manager. Le Trader Média et le Traffic Manager gèrent désormais des enchères en temps réel sur des plateformes programmatiques.
Les métiers émergents de l'ère de l'IA
L'intelligence artificielle n'est pas une vague, c'est un tsunami. Elle ne va pas remplacer les communicants, mais elle va remplacer les communicants qui ne l'utilisent pas. De nouveaux profils hybrides sont en train d'émerger et sont déjà intégrés dans nos cursus de Communication et Marketing Digital.
- Le Prompt Engineer (Ingénieur de requête) : C'est le nouveau poète du code. Savoir "parler" à Midjourney, ChatGPT ou Stable Diffusion pour obtenir exactement le résultat souhaité est une compétence rare. Ce n'est pas de la technique pure, c'est de la sémantique et de la culture visuelle.
- L'AI Ethicist (Responsable Éthique IA) : Avec la multiplication des Deepfakes et des contenus générés automatiquement, les marques ont besoin de gardiens de la vérité. Ce profil doit valider la conformité éthique, juridique et morale des contenus produits par les algorithmes.
- Le Designer d'Expériences Immersives : Au-delà du Métavers, la réalité augmentée (AR) s'impose dans le retail et l'événementiel. Concevoir des parcours clients qui mixent le physique et le virtuel demande une double compétence en design spatial et en UX, une spécialité que nous développons au sein du programme Bachelor Création.
- Le Data Storyteller : Les données sont froides, les histoires sont chaudes. Ce métier consiste à humaniser la data pour la rendre compréhensible et émotionnelle auprès du grand public ou des comités de direction.
Guide de survie pour une veille IA efficace
Dans ce monde qui s'accélère, la compétence numéro un n'est plus le savoir, mais la capacité à apprendre. Comment rester à jour sur l'IA sans se noyer ? Voici les conseils que nous donnons à nos étudiants en Planning Stratégique et Marketing de l'Innovation.
1. Diversifiez vos sources (Sortez de votre bulle)
Les algorithmes utilisés par les réseaux sociaux enferment souvent les utilisateurs dans des bulles de filtres. Pour effectuer une veille efficace, il est essentiel de rencontrer des personnes qui ont des points de vue très différents des nôtres. Il ne faut pas se limiter à suivre uniquement des experts en marketing. Il est préférable de suivre des personnes comme des développeurs qui travaillent sur GitHub, des chercheurs qui étudient l'éthique, ou des artistes numériques qui exposent leur travail sur ArtStation. C'est souvent aux frontières des disciplines que les meilleures idées émergent.
2. Pratiquez le "Test & Learn" immédiat
Lire une newsletter sur l'intelligence artificielle ne suffit pas pour avoir une bonne compréhension de l'intelligence artificielle. Il est nécessaire de mettre les mains dans le moteur pour vraiment comprendre comment fonctionne l'intelligence artificielle. Lorsqu'un nouvel outil de génération de vidéos est lancé, il est essentiel de le tester le soir même. La création d'un compte gratuit vous permet d'essayer de produire quelque chose de concret avec cet outil de génération de vidéos et d'en comprendre ainsi les possibilités de l'intelligence artificielle. C'est justement lorsque l'on rencontre les limites de l'outil de génération de vidéos que l'on peut réellement comprendre le véritable potentiel de l'intelligence artificielle pour vos futures stratégies d'intelligence artificielle.
3. Structurez votre flux d'information
Pour rester au courant de tout, il est préférable d'utiliser des outils comme Feedly ou Inoreader pour regrouper toutes vos sources d'information. Vous pouvez également créer des listes sur Twitter ou X qui se concentrent spécifiquement sur l'intelligence artificielle.
Il est très utile de s'abonner à des newsletters réputées comme TLDR AI ou The Neuron. Ces newsletters sont très utiles pour résumer les points clés de l'actualité. L'objectif de lire ces newsletters n'est pas de lire chaque détail, mais plutôt de parcourir les titres. Cela nous permet d'identifier les tendances émergentes ou les signaux faibles qui pourraient être importants pour nous.
4. Adoptez une posture critique
Face à la "Hype", gardez la tête froide. Chaque nouvel outil n'est pas une révolution. Apprenez à distinguer l'effet de mode de la tendance de fond. C'est tout l'enjeu de l'esprit critique que nous cultivons dans nos formations, notamment via l'analyse des tendances sociétales.
L'évolution de l'ISCOM, miroir de son époque
Comment une école traverse-t-elle 40 ans de bouleversements sans prendre une ride ? En acceptant de se remettre en question en permanence. L'histoire de l'ISCOM est celle d'une adaptation darwinienne.
De l'école parisienne au maillage national
Créée en 1986 à Paris, l'ISCOM a très vite compris que la communication n'était pas l'apanage de la capitale. En quatre décennies, l'école a tissé une toile unique en France avec l'ouverture progressive de 10 campus : Paris, Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Nice et Rennes.
Cette proximité territoriale permet à nos étudiants d'être au plus près du tissu économique local, tout en bénéficiant de la force d'un groupe national. Chaque campus est un ancrage qui favorise l' alternance et l'emploi dans les régions les plus dynamiques de France.
L'innovation technologique comme ADN
L'arrivée du digital a été considérée comme essentielle. L'ISCOM a pris les devants en devenant le premier Adobe Creative Campus en France. Cela signifie que tous les étudiants de l'ISCOM ont accès aux meilleurs outils de création disponibles sur le marché.
Aujourd'hui, que vous soyez en Bachelor Marketing et Publicité ou en création, la culture numérique est vraiment présente partout. Nous avons transformé nos campus en véritables laboratoires où les étudiants peuvent travailler de la même façon qu'ils le feraient dans une agence, en traitant des cas réels et en utilisant les outils que les entreprises utilisent chaque jour.
La puissance du réseau Alumni
Enfin, 40 ans, c'est la construction d'une famille. Avec plus de 24 000 anciens élèves, le réseau Alumni est devenu une force de frappe considérable. Ces anciens, qui occupent aujourd'hui des postes clés chez l'annonceur ou en agence, sont les garants de la réputation de l'école. Ils reviennent pour donner des cours, pour recruter, pour mentorer. Cette transmission intergénérationnelle est le ciment de notre culture.
En deux mille vingt-six, l'Institut des Sciences de la Communication, ou l'ISCOM, est en train de devenir plus qu'une école. L'ISCOM est désormais un écosystème d'innovation, un incubateur de talents et un observatoire des tendances. Alors que nous regardons vers l'avenir, nous savons que les outils et les médias évolueront, mais le besoin de créer du lien, de l'émotion et du sens restera toujours essentiel pour les humains. L'ISCOM continuera donc d'enseigner cela à ses étudiants.