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Zoom alumni : Je suis chef de projet digital en agence

Marie occupe le poste de chef de projet digital pour l’agence de communication VeryWell. Elle revient sur son parcours marqué par une mobilité à l’international et une orientation digitale.

EQUIPE MARIE VERY WELL

 Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

 

Après un baccalauréat littéraire, je me suis directement orientée vers la licence Information-Communication. A la fin de ma deuxième année, j’éprouvais le besoin de me rediriger vers une formation plus concrète et professionnalisante. Après plusieurs recherches, je me suis intéressée à l’ISCOM Toulouse que j’ai donc rejoint en troisième année grâce aux admissions parallèles. J’ai choisi le parcours Communication globale des entreprises et des marques pour garder une vision généraliste de la communication. J’avais cependant déjà un penchant pour le web et les métiers du digital que j’ai pu découvrir grâce aux stages.

 

Pour le stage de troisième année, j’ai été recrutée au sein de l’agence digitale Lounce à laquelle j’avais adressé une candidature spontanée. Ma candidature tombait à pic, car la directrice associée partait en congé maternité à ce moment-là. Il s’agissait d’une petite équipe et le directeur m’a confié toute sa confiance pendant mes six mois de stage. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai pu gérer beaucoup de projets dans la liberté la plus totale : refonte de site, travail sur les aspects UX et UI Design (notions émergentes à l’époque). Avec le directeur de l’agence, nous avions des visions très complémentaires. Pour ma quatrième année, j’ai rejoint l’ISCOM Paris. Pour cette année, je ne désirais qu’une chose : réaliser mon stage à l’étranger.

 

J’ai toujours été happée par l’étranger (un été, je suis partie aux Etats-Unis avec mon sac à dos pendant trois mois). J’ai donc envoyé des candidatures à peu près partout dans le monde, tout en ciblant précisément des agences de communication pour être graphiste. Finalement, l’une de mes candidatures a fait mouche auprès d’une agence spécialisée dans le web à Pékin. Les deux dirigeants étant allemands, l’agence travaillait dans une dimension internationale. J’ai même pu travailler pour l’Ambassade de France. Cette expérience a été extrêmement enrichissante : le marché chinois n’ayant pas les mêmes codes, il a fallu que j’apprenne une nouvelle façon de communiquer. Par exemple, on n’exprime pas le luxe de la même manière là-bas. En France, on serait plutôt sur des codes épurés et sobres, en Chine, le luxe doit être brillant et ostentatoire ! Après ce stage, j’ai souhaité continuer à rouler ma bosse et j’ai donc décidé de rester en Chine.

 

L’adaptation est longue en Chine, tellement qu’il m’a bien fallu les six mois de stage pour bien assimiler la culture locale. J’ai trouvé rapidement un emploi pour la marque de cosmétique Filorga en tant que graphiste. Mon travail consistait à repenser les produits pour le marché français. Après presque deux années passées en Chine, je me suis demandé s’il n’était pas temps pour moi de rentrer en France. De retour en France et étant toujours en contact avec Arnaud, mon ancien tuteur, j’ai été embauchée au sein de son agence, Lounce, en tant que Traffic Manager. J’avais trois casquettes : la coordination des projets, le digital et l’UX Design. Ce poste m’a offert une extrême polyvalence et donc beaucoup de responsabilités et libertés. J’ai ensuite évolué vers le poste Chef de projet digital que j’occupe encore aujourd’hui, presque six ans plus tard, après le rachat de Lounce par l’agence emblématique toulousaine VeryWell.

 

 Parlez-nous de votre poste et de vos missions

Alumni Marie EQUIPE

Aujourd’hui je suis donc chef de projet digital au sein du pôle Web de l’agence VeryWell. J’accompagne donc les entreprises dans la création de leur plateforme digitale, de l’UX Design à la livraison de leur site. Mon activité suit plusieurs étapes incontournables. Tout d’abord, je commence par la captation du besoin de mon client. C’est l’équipe commerciale qui, la première, reçoit le brief avec les contraintes (délais, budget à respecter). Le brief nous est ensuite transmis et mon équipe prend le relais pour faire un point avec le client : on parle de son projet et l’affine au maximum pour suivre la bonne voie. C’est ce que nous appelons le kick-off. Avec mon équipe, on commence à définir les personas et l’arborescence du site. C’est grâce à la partie consacrée au UX-Design que l’on met en forme l’arborescence et toutes les fonctionnalités souhaitées par le client. Naturellement, nous échangeons en continu avec le client tout au long du processus. Plus on avance dans le projet et moins il doit y avoir de réflexion.

 

Il y a donc un vrai travail d’éducation du client qui doit comprendre qu’il faut impérativement bien penser au résultat avant de rentrer dans la partie opérationnelle pour éviter tout aller-retour entre les différentes étapes. S’ensuit la dernière étape : l’UI design et la livraison du site. Nous livrons clef en main la maquette du site dans sa globalité à nos développeurs qui prennent le relais pour la partie technique et la construction du site. Une fois que les développeurs ont fini, mon équipe s’occupe d’une ultime phase de contrôle qualité avec le test de toutes les fonctionnalités du site. C’est une étape cruciale ! C’est alors que nous pouvons enfin présenter le site au client qui va, à son tour, le tester. S’il y a des modifications à apporter, nous les transmettons aux développeurs avant la publication définitive du site. La livraison d’un site est très variable. Chaque projet est différent. En général, cela va de trois à six mois. Le rôle du chef de projet est de coordonner de toutes ses étapes.

 

Quelles sont les qualités indispensables pour un chef de projet ?

 

Un chef de projet assure la coordination de projets de A à Z. Il est donc évident que pour être chef de projet, il faut avoir une très bonne capacité d’organisation. Après, je tiens à rassurer les étudiants, l’organisation, ce n’est pas innée ! Ça s’apprend ! Il existe aujourd’hui de nombreux outils qui nous permettent de le devenir. La créativité et la force de proposition sont également indispensables. Je dirai également qu’il faut avoir un bon sens du relationnel pour la gestion de ses clients. Chaque client est différent et il est nécessaire de s’adapter à leurs personnalité et besoins.

 

Quelle est votre vision sur l’évolution des métiers de la communication, notamment du point de vue digital ?

 

Depuis que je suis diplômée, il est clair que les métiers de la communication ont évolué à vitesse grand V. A l’époque, on en était encore à se justifier de l’importance d’avoir un site internet. Aujourd’hui, on ne se pose plus la question. Le site est juste un moyen de se déployer sur internet, parmi tant d’autres. Le web est devenu un maillon essentiel à toute stratégie de communication de nos jours. Nos métiers sont parfaitement légitimes. Sans site internet, il n’y a plus d’existence possible.

 

 Quel est votre meilleur souvenir à l’ISCOM ?

 

Il y a vraiment trois choses qui m’ont marquée à l’ISCOM : les projets à mener chaque année, les stages longs et la qualité des intervenants, pour la plupart des professionnels. Les stages longue durée qui ponctuent nos années d’études sont très complémentaires des cours dispensés à l’ISCOM. Grâce à ces stages, nous avons vraiment le temps d’aller au bout des projets.

 

Comment faire la différence dans une candidature ?

 

A mes yeux, ce qui peut faire la différence dans les candidatures, et d’autant plus en communication, c’est tout ce que l’on fait en dehors des études. Les activités ou projets extra-scolaires sont de vrais marqueurs de nos personnalités, une empreinte pour se démarquer dans la masse. Moi qui évolue dans les métiers du web et qui encadre régulièrement des stagiaires ou apprentis, je regarde souvent si les étudiants qui nous adressent leur candidature ont déjà eu l’occasion de réaliser un site en autodidacte. En tant que recruteur, nous veillons à chercher « l’à côté ».

 

Dernière modification le lundi, 08 novembre 2021 13:01