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Changer le monde en 2 heures avec Pierre Chevelle

Pourquoi changer le monde est à la portée de tous ?

Tout le monde peut contribuer à changer le monde. Encore faut-il le vouloir. Des initiatives inspirantes, Pierre Chevelle en partage des dizaines, notamment via ses livres, son site et sa chaîne Youtube. Cet entrepreneur optimiste fourmille d’idées pour nous encourager à agir concrètement, que ce soit pour la planète ou en soutenant des initiatives solidaires et sociales. Son crédo : le micro-engagement...

À l’origine, rien ne vous prédestinait à lancer "changer le monde en 2 heures" ?

VIGNETTE Pierre chevelleAu départ, lorsque je suis arrivé en école de commerce, j’ai rapidement pris conscience que je ne me projetais pas sur le type de métiers classiques auxquels l’école nous préparait. Pour tout vous dire, j’ai vraiment cherché ma place et parfois, j’ai même eu le sentiment de m’être trompé de voie. Alors j’ai décidé de rencontrer des gens qui avaient un métier qui les rendait heureux.Tout d’un coup, j’ai réalisé qu’il y avait des personnes profondément passionnées par ce qu’elles faisaient au quotidien et qui cherchaient à résoudre des problèmes de société, qu’il s’agisse de pollution, d’emploi ou de santé. Et c’est là que j’ai découvert l’entrepreneuriat social : en somme, des projets qui permettent de réconcilier le social et le business. J’ai notamment fait deux années de césure, dont une à Ashoka.

 

 

Comment vous est venue l’idée du livre "changer le monde en 2 heures" ?

J’ai mis 3 ans à découvrir le secteur si inspirant de l’entrepreneuriat social.  Autour de moi, je voyais toujours de nombreuses personnes qui cherchaient un sens à leur vie, que ce soit pendant leurs études ou au cours de leur activité professionnelle. J’ai décidé de lancer mon projet d’écriture au cours de ma dernière année d’études, en misant notamment sur le financement participatif. Clairement, j’ai cherché à faire gagner du temps à ceux qui ont envie d’agir mais qui ne savent pas nécessairement par où commencer.

 

Concrètement, en quoi consiste le micro-engagement ?

Pour vous expliquer le concept, il s’agit de moyens simples et rapides d’agir pour la planète. Depuis 2015, j’écris chaque année un nouveau tome du livre "Changer le monde en 2 heures" et je présente une sélection de projets qui proposent du micro-engagement. Mon objectif, c’est que chacun puisse changer le monde à son échelle et de fait, participe à résoudre des problèmes de société.
Aujourd’hui, il y a une prolifération de projets solidaires. À mon sens, nous n’avons pas besoin de milliards de projets en plus mais plutôt de milliards de citoyens qui soutiennent quelques-unes de ces initiatives.


Est-ce que l’engagement nous rend heureux ?

Absolument. En tout cas, moi je défends cette vision-là. Certes, il n’y a pas de consensus scientifique universel sur cette question mais pour moi, c’est une évidence. Désormais, il y a de nouvelles formes d’engagement, plus flexibles et sur-mesure, moins radicales. Il s’agit simplement de faire de nouvelles expériences et surtout, c’est l’occasion de s’interroger sur soi-même et de trouver un sens à sa vie : dans quel monde voulons-nous vivre ? Quelle personne souhaite-t-on devenir ? L’engagement, ce n’est pas un sacrifice, bien au contraire. C’est une vraie opportunité de se libérer des préjugés, de se découvrir. Et puis au fur et à mesure, on prend connaissance des enjeux d’intérêt général.

 

Y a-t-il des innovations sociales et solidaires qui vous inspirent ?

Bien-sûr. Je crois beaucoup à l’open-source. Bon, je vous le concède, Wikipedia n’est pas nouveau, mais son modèle me fascine. C’est un des exemples qui montre que le savoir peut être accessible à tous, en particulier à ceux qui n’ont pas accès à l’éducation. Je trouve réellement fascinant ce processus collectif et démocratique de construire ensemble notre propre savoir.
Un autre exemple que je trouve intéressant, c’est l’application Yuka. Elle permet de scanner les codes-barres de tous les produits alimentaires pour nous aider à mieux comprendre les étiquettes et mieux maîtriser la qualité de notre alimentation.  En fait, c’est une base de données open-source et cette vulgarisation de l’information contribue aussi à résoudre un problème de société, en l’occurrence dans l’alimentaire.

 

Est-ce qu’il faut éduquer les jeunes pour qu’ils aient une vision plus optimiste de l’avenir et imaginent un futur désirable ?

J’y crois profondément. Pour autant, je pense aussi que nous sommes chacun responsable de notre éducation. On a une chance inouïe, c’est internet : tout peut s’apprendre sur Youtube, on est en capacité de suivre des cours en ligne, écouter des podcasts. Avec toutes ces ressources numériques, nous n’avons que l’embarras du choix.
Je pense pas exemple à Nouvelle école, des podcasts qui valorisent des parcours de personnes qui sortent des sentiers battus. Et j’aime énormément la chaîne Youtube de Gary Vaynerchuk, dédiée aux contenus, au marketing et à l’entrepreneuriat.  À mon avis, c’est important de comprendre qu’on va continuer à apprendre toute sa vie, encore plus dans un monde qui se transforme aussi vite. Et puis surtout, c’est épanouissant d’apprendre : c’est la remise en cause de croyances limitantes et c’est aussi l’occasion de nourrir sa créativité.

Quelque mots sur Pierre Chevelle
Auteur, Youtubeur et conférencier, Pierre Chevelle apprend à changer le monde à son échelle. Comment ? Grâce à des micro-engagements, des moyens simples et rapides d’agir pour les autres et la planète.
Speaker TEDx et diplômé de l’ESCP, il est sélectionné en 2015 par Ticket for Change, parmi les 50 graines d’entrepreneurs les plus prometteurs pour monter leur projet au service de la société. Âgé de 27 ans, il a travaillé avant cela pour l’ONG Ashoka, un réseau mondial de 3 500 entrepreneurs sociaux. 

Retrouvez aussi Pierre Chevelle sur Youtube

 

 

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