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40 ans d’ISCOM, 40 ans d’ICÔNES : Priscilla Rossi

Portrait de Priscilla Rossi, Deputy Head of Strategy chez Publicis à Lausanne et Lead Strategist pour Publicis Luxe Switzerland.

À l’occasion de ses 40 ans, l’ISCOM, école de communication, célèbre celles et ceux qui incarnent son expertise et son rayonnement à travers le monde : ses anciens étudiants.
Tout au long de l’année, 40 portraits mettront en lumière des parcours inspirants, des trajectoires singulières et des professionnels engagés qui façonnent aujourd’hui le monde de la communication.

Nous donnons la parole à Priscilla Rossi, promo 2010, diplômée de l’ISCOM, aujourd’hui Deputy Head of Strategy chez Publicis à Lausanne et Lead Strategist pour Publicis Luxe Switzerland.

 

BROCHURE

 

Un parcours construit par étapes

Pouvez-vous revenir sur votre parcours depuis l’ISCOM ?

« Après l’ISCOM, j’ai plongé directement dans la stratégie : d’abord à Paris (Grey, Publicis Media…), puis en Suisse (Landor, Publicis…). 

J’ai accompagné de grandes marques internationales (P&G, Coty, Mars, Nestlé, L’Oréal…), notamment dans le luxe, ainsi que des startups et des ONG. 

Aujourd’hui, je suis Deputy Head of Strategy chez Publicis à Lausanne et Lead Strategist pour Publicis Luxe Switzerland, avec un focus sur l’horlogerie, l’hospitalité, la beauté/bien-être et les banques privées. »

 

L’ISCOM, une parenthèse fondatrice

Quel souvenir gardez-vous de vos années d’études ?

« J’ai fait ma rentrée à 17 ans à ISCOM Lyon, je venais de Chambéry, je n’avais jamais pris les transports en commun dans une grande ville, bref j’étais un bébé (mais un bébé déterminé !). 

J’en suis ressortie avec cinq stages, une floppée de business games tous plus enrichissants les uns que les autres, des conseils de pros émérites, et des camarades qui sont aujourd’hui encore dans ma vie, professionnelle comme personnelle. 

La rencontre qui a changé ma trajectoire : Claire Regnier, ma professeure de stratégie, qui m’a donné goût au métier de « planneur stratégique » (et surtout appris son existence, à une époque où il était encore très niche). »

 

Comment décririez-vous l’esprit ISCOM en quelques mots ?

Des gens brillants, curieux, avec chacun un brin de folie (dans leurs idées ou dans leur personnalité). Et surtout, des gens sur qui l’on peut compter. 

 

Entre vision stratégique et impact culturel

Quel est votre rôle aujourd’hui chez Publicis ?

« Je façonne la vision des marques, j’identifie ce qui peut les rendre vraiment désirables et culturellement pertinentes. Ce qui me passionne : quand une idée toute simple parvient à changer la réalité ou les aprioris des gens. » 

 

Quelles compétences ou qualités sont, selon vous, indispensables pour réussir dans votre domaine ?

Curiosité insatiable, empathie, humilité (en agence, on se prend souvent des “non”, des remarques dures : il faut savoir rebondir sans jamais rien prendre personnellement). Et surtout accepter que la stratégie ne brille jamais. Elle est la fondation, pas le feu d’artifice (ça, c’est la créa). 

 

Le monde de la communication évolue vite : comment gardez-vous une longueur d’avance ?

Je n’attends jamais que les tendances arrivent jusqu’à moi. Je vais les chercher, dans la culture, dans la rue, dans les niches, auprès des communautés qui perçoivent le monde avant tout le monde. 

 

Conseils à la nouvelle génération

« Être brillante dans son domaine c’est déjà être légitime. » 
 

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui rêvent d’un poste comme le vôtre ?

« N’essayez pas de plaire à tout le monde, y compris au client. Mes plus beaux coups d’éclat sont nés de convictions fortes, parfois à contre‑courant de la demande briefée.

Quand on défend ce qui est juste plutôt que ce qui est attendu, on gagne une confiance énorme de la part des clients, des collègues, et même dans la vie personnelle. »

 

Quelle erreur vous a le plus appris ?

« Avoir suivi “bêtement” des guidelines ou des méthodes qui, au fond de moi, me semblaient bancales, par manque de confiance. Jusqu’au jour où, par désespoir, j’ai fini par faire à ma façon… et tout le monde a adoré. »

Quels réflexes recommanderiez-vous à un jeune communicant ?

« Lire tout… et surtout ce que les autres ne lisent pas. Des livres parfaitement inconnus, le 573e commentaire sous une vidéo YouTube. C’est souvent là que se cache l’essentiel. »

Qu’est‑ce qui fait la différence entre un bon communicant et un excellent communicant ?

« Un bon communicant est clair et charismatique. Un excellent communicant vous touche. »
 

Vision et inspirations

Quelle est votre vision de l’avenir de la communication ?

« Des marques qui agissent avant de parler. La vraie différence se fera sur l’expérience, pas le discours. »

Une source d’inspiration ?

« Pas très original... mais j'ai toujours été fan de Beyoncé. 

Passée d’une star R&B très exposée à une icône qui ne s’affiche presque plus, mais réinvente chaque apparition : drops inattendus, albums visuels, engagement, expérimentation de genres… Elle a transformé son image en œuvre vivante. Et son art en héritage. » 

 

Le mot de la fin

« Si vous devez expliquer trop longtemps, c’est que ce n’est pas encore assez fort. »

La communication, c’est…

« Atteindre les émotions des gens. »

Un conseil que j’aurais aimé recevoir à 20 ans ?

« Tout vient à point à qui sait attendre. »

Mon mantra professionnel ?

« Le plus difficile, c’est simplifier. »

 

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