Marianne-Vandier,-formatrice-ISCOM-Toulouse

Quand la conformité et la com’ se rencontrent

Marianne Vandier intervient au sein de l’ISCOM Toulouse depuis 3 ans. Passionnée et à l’affût de chaque nouveauté dans l’univers de la communication et du digital, elle mêle le droit à la com comme personne. 

Sensibilisation, découvertes et mises en pratique, les étudiants ne s’ennuient jamais dans ses cours et pour cause : pour elle l’apprentissage est un jeu. Découvrez son parcours à travers ce témoignage passionnant. 

 

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Bonjour Marianne, pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Marianne Vandier, j’ai 38 ans. J’aime me définir comme un bébé d’internet puisque j’ai grandi avec la démocratisation du web, j’en ai d’ailleurs fait mon métier ! 

Quel est votre parcours professionnel ? 

J’ai d’abord fait une licence en langues en Italie car je souhaitais être enseignante puis voyant que cela était ne m’offrait pas de réelles perspectives, je me suis dirigée vers une autre voie. J’ai donc commencé à travailler pour Fiat dans tout ce qui concerne la transformation numérique de l’entreprise. 

Suite à cela, j’ai repris les études car j’ai vite compris que mon évolution professionnelle serait bloquée par le fait de ne pas avoir de Master. Pendant mes études, j’ai continué à travailler en parallèle en étant dans un Master Bilingue en horaires décalés. J’ai travaillé notamment avec BMW sur tout ce qui concerne l’image de marque et notoriété dans un panorama international puisqu’avec internet on avait ce nouveau paradigme. J’ai aussi collaboré avec Generali dans le domaine du marketing stratégique puis après j’ai été sollicitée par AXA à Paris. 

Toujours à Paris, j’ai également travaillé pour Leboncoin.fr puis j’ai été contactée par une entreprise Allemande spécialisée dans l'acquisition de trafic pour être responsable marketing digital pour la France, la Belgique et l'Italie. 

En 2014, j’ai travaillé sur les questions de l’acquisition de clients tout en sachant qu’à cette époque il n’y avait pas de droit du numérique en tout cas pas aussi organisé qu’aujourd’hui. 

Deux ans plus tard, (en 2016 en Allemagne), je me suis retrouvée dans un tsunami numérique avec l’arrivée de la RGPD. 

Son entrée en vigueur a changé les cartes sur table et je me suis rendu compte qu’en tant qu’acteur numérique, on est relativement mal protégés. 

La réglementation était loin d’être une priorité à l’époque mais il s’agit cependant d’un enjeu capital pour effectuer notre travail de la meilleure des façons. 

J’ai donc fait toutes les formations qui pouvaient exister à l’époque et j’ai monté mon entreprise de publicité en Espagne. Quand je suis revenue en France, j’ai compris que c’était la conformité qui allait avoir davantage d’impact que la publicité en elle-même. 

J’ai fait par la suite un DU dans le droit du numérique, je me suis également spécialisée dans la Médiation judiciaire, et je suis donc assermentée à la Cour d’Appel depuis janvier 2024 sur tout ce qui concerne le commercial et le social. 

Suite à mon parcours, j’ai eu la volonté d’intervenir dans les écoles pour transmettre mes connaissances et sensibiliser également les acteurs de demain sur les questions du digital et la conformité. J’interviens donc depuis quelques années au sein de l’ISCOM Toulouse. 

Parallèlement aux cours que je dispense, je continue de me tenir à jour sur les questions de conformités et droits du numérique et j'ai validé donc cette année un DU en investigation numérique pénale, je suis un DU en transformation numérique du droit et une certification de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle sur les dessins et modèle et leur protection. 

Quels modules enseignez-vous à l’ISCOM ? 

J’interviens sur les modules liés aux droits de l’internet en particularité responsabilité sur les réseaux et j’enseigne également l’audio digital strategy car j'ai aussi un podcast sur la conformité. 

Je dispense des cours pour les étudiants en deuxième année et les étudiants en cinquième année. Je fais également des ateliers sur l’intelligence artificielle pour certaines promotions

Y-a-t-il des projets qui vous ont marquée depuis que vous enseignez ? 

Lors d’un module sur l’intelligence artificielle avec les étudiants de cinquième année, j’avais été interpellée dans le bon sens du terme par le travail qu’ils avaient fourni car ils avaient été très réactifs et surtout très investis dans ce projet. Ce projet abordait le sujet des deep fakes et l’impact que cela prenait dans le quotidien et l’information. 

Globalement, je trouve que les étudiants sont assez intéressés par les questions du droit du digital et de l’internet malgré le fait que ça ne soit pas le côté le plus fun de la communication. 

Est-ce que l’intelligence artificielle est aujourd’hui un problème dans vos cours ? 

Non pas du tout, au contraire ça m’arrange. L’IA met en lumière un besoin de conformité et de cadrage donc cela me simplifie le travail puisqu’il y a beaucoup de vulgarisation derrière, ça me permet donc d’enfoncer une porte encore plus ouverte qu’elle ne l’est déjà. 

Avez-vous des projets pour la rentrée prochaine ? 

Je n'ai pas réellement de projets pour la rentrée, je pense que les modules que je dispense sont importants dans le cursus des étudiants  et que cela leur permet d’être avertis et de ne pas être dépassés par les réglementations et le numérique dans son ensemble. De mon côté, je finalise tout le parcours comme experte de justice toujours près la cour d'Appel de Toulouse. 

J'ai également des projets de conférences sur l’IA et je souhaiterais développer mon activité et mon expertise pour apporter encore plus de compétences aux étudiants. 

Enfin, qu’appréciez-vous à l’ISCOM

Ce qui est super à l’ISCOM c’est le rapport de confiance qu’on peut avoir avec l’équipe pédagogique. On ressent également le travail d’équipe qu’il y a entre la direction et la pédagogie, on se sent écouté et accompagné en tant que formateur.

 

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