Vie de Campus

L'ambition de créer un événement qui a du sens

Mathilde SERRES

Mathilde a suivi une formation à l’ISCOM Lyon, école d’événementiel, du Bachelor au MBA. Après de nombreuses années d’apprentissage et de découvertes, elle se lance le défi de créer sa propre agence. Cette année, un gros projet est venu animer son quotidien : la Terrà Nostrail. Elle revient sur cet événement, qui lui tient particulièrement à cœur…

S’épanouir grâce à une formation en école d’événementiel

Pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Mathilde SERRES : « Je suis Mathilde SERRES, ancienne étudiante en école d’événementiel ! J’ai réalisé mes 5 années d’études supérieures à l’ISCOM Lyon, avant d’obtenir mon diplôme en 2024. Depuis, j'enchaîne les projets événementiels et je n'ai pas l'intention de m'arrêter !

En sortie d’études, j’ai monté ma propre entreprise, AMASSA. Je me positionne aujourd’hui comme consultante en événementiel, avec un objectif clair : donner du sens et de l’impact aux projets et aux entreprises que j’accompagne. Je les aide à concevoir des stratégies et à créer des événements qui marquent les esprits. Ce qui m’anime particulièrement, c’est transformer une idée ou un besoin en une véritable expérience.

Mon quotidien est très varié. J’alterne entre réflexion stratégique, opérationnel terrain, création de concepts, structuration de projets et mise en place de plans d’action concrets. À cela s’ajoutent des missions de graphisme, de relation client, de budgétisation et, bien sûr, une partie plus administrative. J’ai la chance d’exercer un métier très complet, qui demande à la fois créativité, rigueur et réactivité ! »

 

Pourquoi avoir choisi l'ISCOM ?

M.S. : « Une amie était à l'ISCOM avant moi et je la voyais travailler sur ses projets créatifs… ça me donnait une envie folle de faire pareil. Ce côté créatif de la communication, cette façon de mêler stratégie et esthétique, c'est exactement ce que je recherchais ! »

 

Qu'est-ce que la spécialisation Événementiel, Influence et Réputation vous a apporté ?

M.S. : « Ce que j'ai vraiment retenu de mon parcours en école d’événementiel, c'est que j'ai assisté à des enseignements pratiques, en complément de la théorie.

Par exemple, les cours d'art oratoire en 1ère année de Bachelor m'ont beaucoup appris sur moi-même et sur la façon de porter un projet devant une assemblée. Les cours d'événementiel, très ancrés dans le concret, m'ont donné de vraies bases méthodologiques. Mais ce qui m'a peut-être le plus formée, ce sont les semaines de challenge : concevoir et livrer un projet en une semaine nous permet d’apprendre une rigueur que l'on ne retrouve pas forcément dans un manuel !

C'est d'ailleurs cette même rigueur qui m'a permis, plus tard, d'organiser seule mon premier événement, en seulement 3 mois. »

L'événementiel vous intéresse ?

Vous avez réalisé des expériences dans l'événementiel sportif, pourriez-vous nous en dire plus ?

M.S. : « Mes expériences couvrent des univers assez variés ! J'ai travaillé sur des tournois de tennis comme l'Open Sud de France ou l'Open 6ème Sens à Lyon. J’ai également travaillé sur des événements de golf avec l'OvalGreen — dont j'ai fait 3 éditions. J'ai aussi organisé des pop-up stores de jeunes créateurs dans de grands magasins parisiens, des track days sur des circuits automobiles européens et aux Émirats Arabes Unis, et des salons dédiés aux acteurs du sport français.

En parallèle, je suis vice-présidente du comité des fêtes de mon village : ces fêtes mobilisent jusqu'à 8 000 personnes par jour, avec tout ce que cela implique en termes de logistique, de gestion d'équipe et de responsabilités.

Quasiment toutes ces expériences ont été faites en stage, en alternance ou en tant que bénévole durant mes études en école d'événementiel, mais elles m'ont appris à m'adapter à des situations très différentes, à travailler dans un contexte professionnel et à livrer des événements de qualité, quelles que soient les contraintes ! »

Organiser une course : bien plus qu’un projet professionnel

Quels sont les défis lorsque l’on se lance en tant qu’auto-entrepreneuse ?

M.S. : « Se lancer à son compte est une aventure à la fois très stimulante et particulièrement exigeante.

Selon moi, le premier défi est de réussir à croire en soi et en son projet, d’autant plus lorsque l’on est jeune. Il faut alors réussir à s’imposer, à faire sa place et à démontrer la valeur de son travail.

La question du positionnement et des tarifs est également un vrai sujet. Déterminer le juste prix de son expertise est un apprentissage qui se fait principalement sur le terrain, souvent à travers des erreurs… mais aussi beaucoup d’enseignements.

Au quotidien, il faut aussi accepter de porter plusieurs casquettes : chef de projet, commerciale, créative, gestionnaire… Cela demande une grande organisation et surtout beaucoup de discipline.

Construire un business prend du temps, et les premiers mois peuvent être difficiles à gérer. Mais c’est aussi ce qui rend l’aventure passionnante : chaque étape franchie devient une vraie victoire. »

 

Quel est le projet dont vous êtes la plus fière ?

M.S. : Deux projets me tiennent particulièrement à cœur. Tout d'abord, mon stage chez Média Sport Promotion, qui m’a permis de travailler sur l'Engie Open d'Andrezieux-Bouthéon et l'OvalGreen. C'est la première entreprise à m'avoir fait confiance, à m'avoir confié de vraies responsabilités, et c'est là que j'ai compris que l'événementiel, c'était vraiment ma voie !

Et puis il y a la Terrà Nostrail. C'est le projet dont je suis la plus fière. Un trail que j'ai imaginé, créé et organisé entièrement seule, en 3 mois, avant mes 25 ans. L'idée était de créer quelque chose d'ancré au territoire du Gard : convivial, accessible, humain, avec un vrai esprit village et garrigue. Le résultat a dépassé toutes mes attentes : près de 700 participants, sold out avant le jour-J, 30 partenaires, 100 bénévoles, des participants venus de 16 départements et même de Belgique, et plus de 100 000 impressions sur les réseaux sociaux.

J'ai tout géré de A à Z, le concept, le branding, la communication, la logistique, le budget, les partenaires, les bénévoles… Ce projet m'a prouvé que quand on est passionné et rigoureux, on peut créer quelque chose qui a vraiment une âme. »

 

Pour vous, quel était l’objectif de cette course ?

M.S. « L’objectif était double : proposer une épreuve sportive encore inexistante sur la commune, tout en mettant en lumière le territoire, ses paysages et ses acteurs locaux. Le tout à travers un événement convivial, accessible et qualitatif. La Terrà Nostrail — qui signifie “notre terre” en patois local — propose trois formats :

  • un 17 km avec 500m de D+ pour les coureurs plus expérimentés
  • un 8 km avec 200m de D+ pour les débutants ou ceux qui souhaitent se lancer un challenge sportif 
  • une randonnée de 8 km pour une approche plus accessible

J’ai également créé un village d’artisans afin de valoriser le savoir-faire local, avec 9 exposants lors de la première édition.

Ce projet représentait un véritable défi, puisque j’ai eu seulement trois mois entre l’idée et le jour J. Ce succès m’a naturellement donné envie de continuer l’aventure, avec une prochaine édition déjà en préparation pour 2027.

Je suis particulièrement fière de ce projet, qui montre que, même en partant de zéro et en étant jeune, il est possible de créer un événement structurant pour un territoire, à condition d’y croire pleinement. »

 

Merci à Mathilde pour ce témoignage !

 

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