Vie de Campus

Le secteur public recrute en alternance

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Pendant leur cursus en MBA, les Iscomiens conjuguent enseignements à l’école et insertion professionnelle en alternance : un format d’apprentissage formateur ! Mais dans quelles institutions peuvent-ils s’épanouir ? Zoé, Anouchka et Evie nous partagent leurs expériences en alternance au sein de différentes institutions publiques.

Un secteur formateur pour son MBA en Communication

Trois étudiantes réalisent leur MBA en communication à l’ISCOM Lyon, en alternance au sein d’une institution de l’administration publique. Evie, en MBA Événementiel, Influence et Réputation, nous parle du champ d’action de la Direction Nationale de la Police Judiciaire, rattachée au ministère de l’Intérieur :

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Evie RETAILLEAU : « La Police Judiciaire représente toute la filière « investigation » et « enquête » derrière les affaires judiciaires. Elle a un rayonnement sur tout le territoire français (outre-mer y compris) et son spectre est très large : du narco-banditisme à la criminalité financière, du terrorisme aux cold cases, en passant par la traite des êtres humains ou les trafics de biens culturels. Elle est aussi l'unique point d'entrée pour la coopération internationale opérationnelle entre les services de sécurité intérieure.

Une partie de mon temps est consacrée à la production de contenus : je rédige des articles pour l'intranet de la Police Judiciaire, je contribue aux publications LinkedIn, et je crée les visuels qui les accompagnent. Je fais aussi de la captation photos et vidéos lors d'événements internes, de séminaires ou de rencontres institutionnelles. Je participe également à la création de supports de communication et j’ai aussi été impliquée dans l'organisation d'événements, dont les 120 ans de la Police judiciaire.

L’une de mes missions les plus singulières reste l'encadrement médiatique : quand un chef d'office est interviewé par des journalistes, je suis présente sur le terrain pour m'assurer que les questions restent dans le cadre défini et qu'aucun élément confidentiel n'apparaît dans les images captées. Par exemple, j’ai pu encadrer un média espagnol qui faisait un reportage sur la BRI à l’occasion des 10 ans des attentats du 13 novembre : en démarrant mon MBA en communication, je n’aurais jamais imaginé me trouver sur ce type de projet ! 

À l’occasion des 20 ans de l’OCLCO (Office Central de Lutte contre le Crime Organisé), j’ai aussi pu assister à un entraînement de la BRI ! C’était vraiment sympa de filmer ces moments et de voir comment ces unités d’intervention s’entraînent. »

Anouchka et Zoé, elles, travaillent au sein de grandes métropoles : Anouchka au sein de la métropole de Saint-Étienne, et Zoé, de Lyon ! Elles ont toutes les deux un quotidien très rythmé.

Zoé BATHILY : « La métropole de Lyon rassemble 58 communes et a pour mission de favoriser le quotidien des citoyens à travers différentes compétences comme la transition écologique ou la justice sociale.

M’occupant de la stratégie média, mes missions tournent principalement autour de la conception et l’organisation des campagnes en collaboration avec notre agence média. Nous faisons aussi beaucoup de conseils avec nos collègues pour les guider dans leurs projets de communication, pour leur permettre d’atteindre les bonnes cibles.

J’ai vraiment la sensation de faire quelque chose d’utile ! J’aime me dire que je permets aux gens d’accéder à des informations qui les concernent et leur permettent d’être conscients de leurs droits. 

D’ailleurs, la campagne visant à inciter les jeunes à aller voter lors des élections municipales de 2026 m’a sincèrement marquée. Nous avons travaillé avec différents médias tels que HugoDécrypte ou encore Bereal. Les résultats ont été très positifs et nous ont prouvé l’importance d’une bonne campagne couplée à une bonne diffusion ! »

Et du côté de Saint-Étienne, Anouchka revient aussi sur ses projets du quotidien :

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Anouchka VIOLLET : « Je travaille pour la métropole de Saint-Étienne ainsi que pour la Ville de Saint-Étienne, car depuis 2018, la direction de la communication territoriale est mutualisée. Donc nous traitons aussi bien des sujets liés à la ville, que des projets concernant les communes de la métropole !

Le service communication et marketing territorial a pour rôle de valoriser l’image du territoire pour attirer de nouveaux habitants, étudiants ou entreprises, par exemple, tout en continuant d’informer les citoyens sur les événements, les travaux ou d’autres projets du quotidien.

Pour ma part, je suis Chargée de contenus digitaux ! Je travaille notamment sur les réseaux sociaux, mais aussi en collaboration avec le pôle éditorial : je participe à la transmission de l’actualité. Je travaille également sur l’aspect digital des campagnes de communication externe.

Les sujets sont très variés ! Cela permet d’avoir des journées différentes et d’apprendre constamment. J’aime beaucoup le fait de pouvoir mêler terrain et stratégie : réfléchir à des concepts ou à des stratégies digitales, mais aussi réaliser des tournages, aller à la rencontre de différents interlocuteurs. Je trouve que c’est un environnement très différent de l’agence ou de l’entreprise privée, et c’est très enrichissant ! »

Métropole, préfecture, ministère… quels enjeux pour les futurs alternants ?

A.V. : « Je trouve que la communication territoriale est un domaine très spécifique : nous nous adressons d’une part au grand public, lorsqu’il s’agit de communiquer sur l’actualité du territoire, mais il ne faut pas négliger la dimension politique ! Selon les périodes, notamment à l’approche des élections, notre manière de communiquer s’adapte puisque les habitants sont aussi des électeurs ! »

 

E.R. : « Pendant mon MBA en Communication et particulièrement mon alternance, j’ai appris à gérer l’équilibre entre transparence et confidentialité. La Police Judiciaire est soumise au secret de l'enquête et à l'autorité judiciaire, ce qui limite fortement ce qu'elle peut communiquer et à quel moment. Mais paradoxalement, ces contraintes peuvent devenir des leviers : bien expliquées, elles contribuent à rendre l'institution plus lisible et à favoriser la confiance du public. Il y a donc un enjeu d’attractivité, de pédagogie et aussi de proximité avec les publics. Et aussi un réel objectif de recrutement ! »

 

Z.B. : « C’est un univers avec des valeurs fortes : on ne vend pas quelque chose, mais on renseigne la population sur des services et des droits ! C’est un travail qui place l’humain au centre de la conversation et qui nous aide à nous sentir utiles à la société. »

 

E.R. : « Il ne faut pas se laisser freiner par les clichés ! Le secteur public souffre d'une image parfois poussiéreuse ou trop rigide. Je n’avais moi-même pas du tout envisagé ce secteur au début de ma formation. Mais j’ai découvert un environnement stimulant, des missions avec de vrais enjeux et une montée en responsabilités rapide. D’autant plus que le secteur public est large et couvre des domaines vraiment différents : au sein de la Police Judiciaire, nous sommes près de 50 alternants issus de formations bien diverses ! »

 

A.V. : « Avant mon premier stage, je ne pensais pas forcément poursuivre mon MBA en Communication dans ce domaine. Finalement, j’y suis pour deux années d’alternance ! Je pense que la communication publique territoriale est beaucoup plus riche et variée que l’on peut imaginer : on travaille sur des sujets très concrets, qui touchent directement le quotidien des citoyens, avec des enjeux stratégiques, politiques et humains. »

 

Merci à Zoé, Evie et Anouchka pour leurs témoignages croisés autour de ce secteur !

 

Vous souhaitez réaliser un MBA en Communication ?
Rendez-vous à l’ISCOM Lyon à la rentrée prochaine !

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