40 ans d’ISCOM, 40 ans d’icônes : Philippe Gisclon
À l’occasion des 40 ans de l’ISCOM, nous mettons en lumière les anciens étudiants de l’ISCOM qui travaillent aujourd’hui dans des secteurs divers et variés.
C’est pourquoi nous mettons également en avant nos icônes qui travaillent aujourd’hui pour l’ISCOM ! Et oui ils ont choisi de revenir à l’école… non pas en tant qu’étudiants, mais pour transmettre leur passion et leur expertise aux nouvelles générations. Ces parcours illustrent à quel point l’ISCOM peut marquer durablement et créer un attachement profond.
Un parcours construit pas étapes
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
"Je suis Philippe GISCLON, directeur de groupe des écoles Eduservices à Lyon et directeur de la marque ISCOM. Mon parcours tient en une conviction : comprendre les transformations du monde pour mieux préparer celles et ceux qui vont les vivre. Un pied dans l’opérationnel, un pied dans la prospective ; et toujours, au centre, les étudiants."
De quelle promotion de l’ISCOM êtes-vous diplômé et quel a été votre parcours depuis ?
"Je suis diplômé de l’ISCOM Lyon, promotion 2004. Très tôt, j’ai été attiré par ce qui bougeait : le numérique, les réseaux, les nouveaux usages. Dès la sortie de l’école, j’ai rejoint La Compagnie de Formation comme formateur et webmaster, à un moment où l’on construisait les premiers outils numériques et collaboratifs de nos écoles.
En 2007, j’ai créé Omnilia, une agence digitale spécialisée dans le conseil en stratégie digitale et le développement web. C’était un pari, mais surtout une conviction : la technologie allait profondément transformer les métiers de la communication.
J’ai ensuite rejoint la direction générale de l’ISCOM à Paris dans le cadre d’une mission d’innovation numérique, puis après diverses missions pédagogiques (enseignement et encadrement) au sein de l’ISCOM Lyon, j’ai pris la direction adjointe puis la direction de notre établissement lyonnais. Depuis 2023, je pilote la marque ISCOM au niveau national, et depuis début 2026 le groupe Eduservices à Lyon. Une ligne directrice traverse tout cela : anticiper les mutations plutôt que les subir."
L'expérience ISCOM
Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler à l’ISCOM aujourd’hui ?
"L’attachement, d’abord. L’ISCOM est l’école qui m’a formé, et ce n’est pas rien d’avoir la chance de rendre ce qu’elle vous a donné.
Mais au-delà de l’affect, c’est un lieu où l’on peut agir. Former des communicants, c’est se placer au cœur des transformations économiques, technologiques et sociétales. C’est un rôle exigeant et qui a du sens. Peu d’environnements offrent à la fois cette utilité concrète et cette hauteur de vue."
Quel regard portez-vous sur l’ISCOM avec votre expérience actuelle ?
"L’ISCOM a une qualité rare ; l’école reste profondément connectée aux réalités du marché, tout en anticipant et en intégrant les grandes transformations : numérique, IA, enjeux sociétaux, nouvelles formes de récit de marque...
Aujourd’hui, une école de communication ne se limite pas à transmettre des compétences techniques. Elle doit former des profils capables de comprendre leur environnement, de structurer une pensée, d’arbitrer, et de créer de la valeur dans un monde devenu plus complexe. L’ISCOM sait le faire, parce qu’il a toujours assumé cette double exigence : la rigueur professionnelle et l’innovation pédagogique."
Comment définiriez-vous l’esprit ISCOM en 3 mots ?
"Exigence, Créativité, Engagement."
Selon vous, qu’est-ce qui fait un excellent communicant aujourd’hui ?
"Un excellent communicant, c’est d’abord quelqu’un qui comprend comment une société évolue.
On parle beaucoup d’innovation, mais une innovation n’a d’impact que si elle est adoptée, et c’est précisément là que la communication devient stratégique. Elle ne se limite pas à « faire savoir » : elle construit des univers de marque, raconte des histoires, donne du sens. Elle crée de la valeur, au sens le plus concret du terme. C’est pour cela qu’elle reste directement liée à la performance économique des entreprises et qu’elle demeure un formidable moteur d’emplois.
La maîtrise des outils, y compris l’intelligence artificielle, est aujourd’hui indispensable. Mais la vraie différence se joue ailleurs : dans la capacité à analyser, à arbitrer, à formuler un message juste. La technologie accélère, mais c’est le jugement qui oriente. Aux communicants de se construire un environnement d’IA qui les rend plus pertinents, plus efficaces, sans jamais déléguer les arbitrages."
Le mot de la fin
Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier aujourd’hui ?
"Accompagner des trajectoires. Voir un étudiant arriver avec une intuition, la transformer en projet, puis en métier, et finalement en emploi : c’est là qu’on mesure vraiment le chemin parcouru.
J’aime aussi la dimension d’équipe : travailler avec des enseignants, des intervenants, des directions de marques qui challengent nos étudiants. On ne fait pas évoluer une école tout seul ; on le fait avec des gens qui y croient et dont le niveau d’engagement est très élevé."
Y a-t-il un projet ou une expérience dont vous êtes particulièrement fier ?
"Diriger aujourd’hui l’école qui m’a formé est évidemment une fierté particulière.
Mais au quotidien, ce qui me rend le plus fier, c’est tout ce qu’on ne voit pas : faire évoluer les maquettes pédagogiques, intégrer les nouveaux outils, accompagner les équipes dans les transitions, accompagner la croissance des campus. C’est un travail de fond, souvent discret, mais c’est celui qui assure durablement la qualité de la formation et donc la trajectoire des étudiants et leur capacité à s’insérer dans un emploi épanouissant : c’est une vraie mesure de réussite."
Quel conseil donneriez-vous aux étudiants de l’ISCOM ?
"N’ayez pas peur des transformations en cours. La technologie ne détruit pas les métiers, elle les fait évoluer et ouvre de nouvelles opportunités. Il faut s’en emparer et la faire sienne.
Travaillez votre capacité à comprendre, à prendre du recul, à faire des choix. Et surtout, restez curieux : dans un monde en mouvement, c’est probablement la compétence la plus importante que vous puissiez cultiver."