40 ans d'ISCOM, 40 ans d'ICÔNES : Loïc Darrigade
Portrait de Loïc Darrigade, Global Key Account Manager chez LinkedIn et diplômé en 2011. À l’occasion de ses 40 ans, l’ ISCOM, école de communication, célèbre celles et ceux qui incarnent son expertise et son rayonnement à travers le monde : ses anciens étudiants.
Tout au long de l’année, 40 portraits mettront en lumière des parcours inspirants, des trajectoires singulières et des professionnels engagés qui façonnent aujourd’hui le monde de la communication.
Nous donnons la parole à Loïc Darrigade, Global Key Account Manager chez LinkedIn et diplômé de l'ISCOM en 2011.
Un parcours construit par étapes
Pouvez-vous revenir sur votre parcours depuis l’ISCOM ?
"Depuis 2011, j’ai passé quelques mois chez l’annonceur à la suite de mon stage de fin d’études, puis 2 années très formatrices en agence conseil et créative B2B. C’est ce qui m’a mené à être recruté chez LinkedIn en 2017, où je travaille toujours. Un parcours entrecoupé de 2 années de voyages dans des pays anglo-saxons entre 2012 et 2016."
Quel souvenir gardez-vous de vos années à l’ISCOM ?
"Je me rappelle de deux années très professionnalisantes, et d’une forte culture de travail et de collaboration. Les micro-entreprises résumaient très bien tout ça : des projets très prenants pendant lesquels on apprenait énormément en pratiquant et en nous inspirant des idées et compétences de chacun. Sans vraiment s’en rendre compte, nous étions aussi en train de tisser de vraies amitiés et de construire notre futur réseau professionnel."
Comment décririez-vous l’esprit ISCOM en quelques mots ?
"Je dirais que c’est un mélange de curiosité permanente, d’envie de faire (pas juste de théoriser), et d’une vraie culture du collectif. On y apprend à tester, à se tromper vite et à recommencer, avec un fort ancrage dans le monde réel des marques et des entreprises."
Parcours & métier actuel
Quel est votre rôle aujourd’hui chez LinkedIn ?
"Je travaille à la régie publicitaire en tant qu’Account manager de grands comptes du Luxe. Mon rôle est de les convaincre de choisir notre plateforme pour leurs campagnes publicitaires et de faire en sorte qu’elles atteignent leurs objectifs business, marketing et media.
Ce qui me motive, c’est la réussite collective : aligner des équipes internes et externes autour d’objectifs ambitieux et les atteindre ensemble."
Quelles compétences ou qualités sont, selon vous, indispensables pour réussir dans votre domaine ?
"Je recommanderais de ne pas se tromper de focus : se concentrer plutôt sur les solutions qu’on peut influencer, plutôt que sur des problèmes qui peut-être échappent même à notre contrôle.
Aussi évident que cela puisse être, maîtriser l’anglais est aussi un excellent moyen de donner une dimension internationale à sa carrière. C’est un vrai atout différenciant sur le marché du travail et pour rejoindre des entreprises à fortes ambitions."
Le monde de la communication évolue vite : comment gardez-vous une longueur d’avance ?
"En restant curieux, connecté et pragmatique. Concrètement, je reste au contact du terrain tout cherchant à challenger mes pratiques au quotidien. Ce qui marche aujourd’hui ne marchera pas forcément demain, donc j’expérimente, j’analyse, puis j’ajuste."
Conseils à la nouvelle génération
Avec le recul, qu’auriez-vous aimé savoir en sortant de l’école ?
"J’aurais aimé être rassuré sur le fait que le métier que je ferai « quand je serai grand » n’existait peut-être même pas encore. Avec la vitesse avec laquelle le digital, notamment, a fait évoluer le marché du travail, il est très possible que mon métier soit très différent dans 10 ans de celui que j’exerce aujourd’hui. Avec l’essor de l’AI, c’est tout un registre de compétences qui doit également évoluer pour rester au niveau."
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui rêvent d’un poste comme le vôtre ?
"Sachez être patients, mais n’attendez pas que les autres fassent à votre place. Le job de vos rêves ne sera pas forcément le premier, mais peut-être le second, le troisième ou même le quatrième. Fixez-vous un objectif ambitieux, mais avec des étapes intermédiaires et des actions claires pour y arriver. Avant de courir un marathon, on commence par 10km, puis 20km, etc."
Quelle erreur (ou “fail”) vous a le plus appris dans votre carrière ?
"Pendant longtemps, je voulais absolument travailler dans le sport, une de mes passions. J’ai finalement compris que n’importe quel job venait avec ses avantages et ses inconvénients, y compris si vous travaillez dans un secteur qui vous passionne. Cela m’a appris qu’il n’y avait pas de job parfait, et qu’il était mieux pour moi d’en prioriser un où je serai heureux et où j’apprenais quotidiennement."
Quels réflexes ou habitudes recommanderiez-vous à un jeune communicant qui débute ?
"Inspirez-vous des meilleurs, sans les copier ni les jalouser. Il y a quelque-chose à prendre de chaque lecture ou rencontre que l’on fait pour devenir un meilleur professionnel.
Et ne vous isolez pas : entretenez votre réseau, prenez des nouvelles, demandez des conseils, partagez votre expérience…"
Selon vous, qu’est-ce qui fait la différence entre un bon communicant et un excellent communicant aujourd’hui ?
"L’empathie, et ce qu’on va appeler l’intelligence émotionnelle : se mettre à la place de son audience et se demander ce qui compte pour elle, avant même de penser à ses propres objectifs."
Vision & inspiration
Quelle est votre vision de l’avenir de la communication ? Comment voyez-vous le métier évoluer dans les prochaines années ?
"Comme je le disais, l’AI est en train de bouleverser énormément de secteurs, de métiers et donc de compétences. Il faut apprendre à l’intégrer pour en faire un outil à votre service, permettant d’améliorer vos compétences, votre productivité et de votre efficacité."
Y a-t-il une marque, une campagne ou un professionnel qui vous inspire particulièrement ? Pourquoi ?
"Plus qu’une marque en particulier, je dirais toutes les entreprises qui innovent pour rendre notre quotidien et notre futur meilleur. Je pense en particulier aux entreprises de la « health tech » qui visent à améliorer notre santé, ou celles de la « green tech » qui innovent pour influer sur le dérèglement climatique, les gaz à effet de serre et notre besoin d’adaptation."
Si vous deviez donner une seule phrase à retenir pour les étudiants de l’ISCOM, ce serait laquelle ?
"Vous êtes encore au tout début de votre carrière : c’est le moment de tester, ajuster et rêver grand."