Les secrets du bien-être au travail : 5 conseils aux managers et collaborateurs

S'épanouir au travail, c'est possible !...

Plus de bien-être au travail pour plus d’efficacité. C’est justement dans cette optique que vous retrouverez des conseils et recommandations de 4 experts qui témoignent dans ce dossier consacré au bien-être au travail.  Des conseils utiles tant aux managers qu’à leurs collaborateurs et à mettre en pratique dès aujourd'hui !

Comment être plus heureux dans son activité

VIGNETTE amelie motte SITEAmélie Motte, Fabrique Spinoza
La science a démontré que 3 leviers puissants du bonheur au travail sont : le sens, l’appartenance et la reconnaissance.

 

 

Se (re)connecter avec sens de mon travail : à quoi est-il utile ? quel est son impact ? En quoi est-il en lien avec mes valeurs ?

Soigner ses relations sociales au travail : contrairement aux idées reçues, avoir des amis est aussi important au travail que dans la sphère privée. On sait même que si l’on a un bon ami au travail, on a huit fois plus de chances d’être heureux. Cultiver des relations de qualité avec ses collègues, son manager et ses équipes est donc fondamental pour être heureux au travail.

Pratiquer la gratitude : vis à vis des autres ou de soi-même. Cela passe par des choses très simples comme prendre le temps de dire merci, se remémorer les moments plaisants de sa journée, partager en équipe les succès de la semaine.

 

Comment redonner du sens à son travail et être plus épanoui dans son activité ?

VIGNETTE g rohoutGaëlle Rohou, consultante chez Gaéa Consulting et auteur des livres "la Boite à outils du bien-être au travail" et de l'"emporwement - Donner aux salariés le pouvoir d'initiative"
Il y a bien entendu des leviers organisationnels et managériaux qui peuvent et doivent être mis en œuvre pour créer des conditions favorables à un travail qui a du sens et que permet à chacun de s’épanouir professionnellement. Concernant spécifiquement le collaborateur, je l’inviterais à "prendre la main" et à se donner des marges de manœuvre dans l’adaptation de son poste à ses besoins, de manière à ce qu’il soit davantage une source de plaisir que de contraintes.

Il me semble essentiel de consacrer du temps à mieux se connaître, identifier ses moteurs, ses forces, ses modes de fonctionnement privilégiés, ses compétences et ses leviers, ainsi que ses angles morts et ses limites, pour être à même d’exprimer sa spécificité professionnelle et de repérer les environnements dans lesquels il est prêt à évoluer.
Un autre axe clé me paraît être la confiance et le droit à l’erreur, pour soi et pour les autres. Une façon de se dire que toute expérience est apprentissage et représente un pas en avant sur le chemin de son propre développement !
Le travail au sein de groupes de pairs ou de collectifs orientés sur le développement et les solutions est également une voie généralement féconde. L’intelligence collective est un levier puissant d’énergie et de motivation dans le travail et l’expérimenter régulièrement concoure à élargir ses propres perceptions et prendre de la hauteur.
En termes d’outils pratiques, j’invite chacun à trouver les outils qui lui conviennent le mieux. Vos lecteurs pourront notamment puiser leur inspiration dans « la boîte à outils du bien-être au travail » parue chez Dunod cette année (2017) que j’ai eu le plaisir de co-écrire avec Laurence Thomas et Clotilde Huet.

 

Devenir le manager idéal

VIGNETTE g rohoutLe manager idéal est celui qui s’adapte en permanence et de la manière la plus juste possible, à des personnes, des équipes, des situations, tout en tenant compte de son environnement et de lui-même. Il sait être son propre coach et développer sa dynamique de progrès. Pour cela il connaît sa relation au changement, sait accueillir et utiliser à bon escient ses émotions, cultive un esprit inconditionnellement positif et cultive son leadership. Quatre dimensions me semble importante pour favoriser l’empowerment :

savoir prendre de bonnes décisions et les concrétiser rapidement ;

savoir interagir avec autrui et influencer ;

savoir réguler et équilibrer les relations de travail ;

et enfin, savoir mettre en œuvre et valoriser les initiatives.

C’est exact pour le manager mais aussi pour tout un chacun.
Plus spécifiquement pour le manager, il est essentiel qu’il sache poser et garantir un cadre bienveillant, évaluer dans une logique de progrès, accueillir et donner du feedback constructif, questionner pour faire réfléchir et déclencher l’action et communiquer avec authenticité et humilité.

 

Conseils à une entreprise qui souhaite s’engager davantage pour le bien-être de ses collaborateurs

VIGNETTE severine loureiroSéverine Loureiro, fondatrice de Points de contact
Je commencerais par lui conseiller de connaître ses collaborateurs. De les connaître VRAIMENT. Pas uniquement sur un plan administratif, mais de comprendre leurs motivations, leurs attentes, leurs freins. Puis de comprendre leurs interactions avec l’Organisation. Vous pouvez lancer les meilleures actions issues des meilleurs benchmarks, mais si elles ne répondent pas à un contexte/besoin alors à quoi ça sert ?
Je lui recommanderais aussi de se pencher sur les actes managériaux, de les analyser en se posant pour chacun la question : contribue-t-il ou non à l’Expérience des salariés?
Et bien entendu, je lui conseillerais d’inscrire le sujet du bien-être dans une démarche globale d’Expérience Collaborateur !

 

VIGNETTE loic dumouinLoïc Dumoulin-Richet, Directeur de la communication de Great Place To Work
Je tiens à faire une précision sémantique. Chez Great Place To Work, nous parlons d’entreprise où il fait bon travailler mais nous n’utilisons pas le terme de « bien-vivre au travail ». Je préfère lever l’ambiguïté car nous mesurons le bien-être et la qualité de vie au travail. De même avec le bonheur : nous considérons que le bonheur est quelque chose de personnel voire intime, ce n’est pas nécessairement l’entreprise qui l’apporte. Ce qui est important, c’est que les initiatives développées par les entreprises correspondent aux attentes des collaborateurs. Quelle culture on construit ensemble ? Autour de quelles valeurs ? Il ne s’agit pas d’être dans la cosmétique et de mettre une table de ping-pong ou un baby-foot dans ses locaux. En réalité, vous pouvez mettre autant de baby-foot que vous voulez, si la culture d’entreprise ne valorise pas la convivialité ou si le collaborateur se sent jugé en prenant une pause pour aller jouer, ce sera de tout évidence une initiative vouée à l’échec.