Relations publiques, événementiel, communication publique


Lauren Weber-Staricky, Directrice de la communication, ISCOM 2004

Lauren Weber-Staricky, Directrice de la communication chez BBDO Paris, revient sur son parcours, ses missions et ses projets.

Depuis sa sortie de l’ISCOM en 2004, Lauren Weber-Staricky a enchainé les expériences dans les grandes agences de publicité. Passionnée par les médias, elle revient sur les étapes de son parcours, ses missions et ses projets au sein de BBDO Paris où elle est aujourd’hui Directrice de la communication.

 

Vous avez rapidement orienté votre carrière dans les relations presse… Quelles sont les expériences qui vous y ont amenée ?

Lauren Weber StarickyA l’ISCOM, mes stages avaient déjà une orientation « presse » ce qui a sans doute conditionné ma première expérience professionnelle. J’ai commencé ma carrière en 2005 chez BETC au service RP et j’ai vraiment eu un déclic, autant pour le milieu de la publicité que pour le métier que j’y faisais. A l’issue de mon CDD, j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’agence indépendante Australie.

 

Quelle est alors la mission qu’on vous propose ?

Je n’avais qu’un an d’expérience et on m’a demandé de reprendre et élargir le service de communication. C’était vertigineux. Avec du recul c’est vraiment cette expérience qui m’a permis de lancer ma carrière. Ce job a été un vrai booster pour la suite. J’étais en lien permanent avec le comité de direction de l’agence et je me suis constituée un carnet d’adresses extraordinaire. C’est ainsi que j’ai rejoint un an plus tard CLM BBDO.

 

En quoi cette agence vous a séduite ?

C’était une agence très convoitée, extrêmement créative (elle l’est toujours !) qui travaillait pour de très belles marques depuis des années Total, Pepsi, Mercedes…Et puis, elle fait aussi partie d’un réseau international très fort et très créatif, BBDO, ce qui était pour moi l’occasion d’une nouvelle ouverture.

 

5 ans après avoir rejoint l’agence CLM BBDO, vous la quittez pour Publicis…

Oui, c’était une période de grand changement chez CLM BBDO et j’avais à ce moment de ma carrière envie d’autre chose. J’ai été appelée par le directeur de Publicis Conseil qui m’a proposé de le rejoindre pour reprendre le service communication de l’agence. Cette expérience a été très différente de tout ce que j’avais connu avant. Publicis est un groupe français, historique, assez hiérarchisé avec de très gros clients. Tout cela a des conséquences sur la façon de travailler, on est confronté à d'autres problématiques.

 

Après ce passage chez Publicis, vous revenez chez CLM BDDO ?

Oui, mais j’y reviens plus forte ! Je retrouve chez CLM BDDO un management plus horizontal. Ce qui permet de faire et d’avancer plus vite.

 

Vous êtes aujourd’hui directrice de la communication de BBDO PARIS, quel est le périmètre de votre poste ?

Je pilote le service communication au sein duquel sont gérés les Relations Presse, l’influence, la communication interne, les festivals et depuis peu également les RP au service de nos clients ... Je prends plus spécifiquement en charge les relations presse et publiques de l'agence ; une mission qui demande une vraie proximité avec les dirigeants pour promouvoir et faire émerger des points de vue, des prises de position fortes dans les médias qui feront la différence et attireront les clients. Je fais également partie du comité de direction du groupe.

 

Pouvez-vous évoquer une opération de relations publiques que vous avez pilotée pour BBDO et dont l’impact a été particulièrement saisissant ?

En janvier 2017, avec un collectif de femmes dirigeantes d’Omnicom, nous avons lancé pour la France le mouvement OMNIWOMEN, une initiative de notre groupe OMNICOM qui a pour ambition de faciliter l’accès des femmes à des postes à responsabilité dans les agences. Nous avons réuni plus de 200 personnes pour une journée de conférences et d’ateliers. Cette première manifestation, parrainée par Fleur Pellerin, a eu de nombreux échos dans la presse et a été très bien perçue par les participants. Une deuxième édition a d’ailleurs eu lieu cette année, parrainée cette fois-ci par Marlène Schiappa Ce qui est intéressant, c’est de voir qu’OMNIWOMEN provoque dans les agences une prise de conscience et de nouvelles propositions. Ce mouvement que nous avons initié est passionnant à vivre parce qu’il est au cœur d’enjeux sociétaux et participe à faire bouger les lignes.  

 

Quelles sont, d’après vous, les qualités nécessaires pour réussir dans les relations publiques ?

L’empathie est une qualité essentielle pour porter une parole qui soit juste et bien en phase avec l’esprit de ceux dont on défend l’image. Il faut aussi faire preuve d’habileté dans ses relations pour se constituer un bon carnet d’adresses qui devient au fil du temps un véritable outil de travail. Et puis une grande curiosité pour les médias qui sont vraiment au cœur des RP. Ce métier évolue très vite, il faut donc aussi savoir s’adapter rapidement aux nouveaux acteurs du paysage médiatique (influenceurs …)

 

Vous évoluez depuis toujours en agence de publicité… Quelle tendance voyez-vous aujourd’hui se dessiner dans ce secteur ?

Ce qui me frappe, c’est l’émergence de plus petits acteurs… On voit des agences indépendantes gagner de gros budgets sans doute parce que les clients recherchent davantage de proximité et des structures très digitales. Je pense notamment à Buzzman avec son travail sur Meetic ou Ikea, Romance qui fait de très belles campagnes pour Intermarché ou Rosapark qui vient de gagner le grand prix Stratégies pour sa campagne Monoprix.

 

Pour conclure, quel souvenir gardez-vous de l’ISCOM ?

Un enseignement théorique avec de très bons intervenants mais surtout beaucoup de pratique avec des travaux de groupe, des micro-entreprises, des stages qui donnaient à la communication une dimension très concrète. D’ailleurs, quand je cherche des stagiaires, je privilégie toujours les candidats de l’ISCOM pour l’aspect opérationnel de la formation.

C’est primordial de s'entraider entre anciens de la même école, le réseau c’est ce qui permet de réussir avant tout !