Relations publiques, événementiel, communication publique


Jonathan Moysan, ISCOM 2011, Communication chez TF1

Rencontre avec Jonathan Moysan, en charge de l’influence au sein du pôle activités Publicité et Entertainment de TF1...


Trajectoire d’un passionné des médias

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Vous évoluez depuis cinq ans dans les médias…Quelle a été votre première expérience dans ce domaine ?

C’est lors de mon cursus à l’ISCOM que je suis entré dans l’univers des médias. J’ai choisi de faire ma cinquième année Marque et management de l’innovation en alternance et j’ai eu la chance de rejoindre la Direction de la communication de TF1.

 

Quelles étaient alors vos missions ?

J’étais en charge de la promotion des nouveaux programmes de la chaîne. Mon périmètre d’intervention était assez large puisque je gérais à la fois les relations presse, les relations publiques mais aussi le suivi des campagnes médias.

 

Après la télé, la radio ?

Oui, tout juste diplômé de l’ISCOM, j’ai intégré le groupe RTL où j’ai occupé le poste de Social media manager. Je travaillais pour les 3 radios du groupe - RTL , RTL2 et Fun Radio – qui ont chacune leur univers et leur public et donc leur stratégie propre.

 

En quoi consistait le métier de Social media manager chez RTL ?

Je mettais en œuvre la stratégie "social media". Je définissais la ligne éditoriale et je coordonnais l’équipe des community managers de chaque programme. J’évangélisais les dirigeants, les sensibilisais à l’intérêt des réseaux sociaux, je formais les animateurs et les journalistes pour qu’ils intègrent dans leur pratique le social media. Je mettais aussi en place les actions drive to web en vue de générer du trafic sur les sites des radios, j’intégrais les plugins sociaux pour favoriser les commentaires depuis facebook par exemple…Je veillais aussi à récupérer les datas pour mieux qualifier les audiences et construire une démarche "social CRM ".

 

Il y a 1 an, vous quittez RTL pour revenir à TF1…Dans quel domaine et à quel poste ?

Je retrouve effectivement TF1 mais dans ses activités de diversification, c’est-à-dire tout ce que fait le groupe en dehors de la télévision. Il s’agit de TF1 studio (activités de production/ promotion de films et vidéos), de TF1 entertainment (expotainment, spectacle, musique et conception/fabrication de jeux de société…) et de TF1 publicité (régie publicitaire du groupe). J’ai donc rejoint la Direction de la communication de cette entité au sein de laquelle je m’occupe plus particulièrement de l’Influence, c’est-à-dire des relations presse, des blogueurs et des réseaux sociaux.

 

En quoi ce poste est un nouveau challenge pour vous ?

Les problématiques auxquelles je suis confronté exigent de développer un discours envers les professionnels et les particuliers. Cette double approche est intéressante car elle demande parfois de construire un discours hybride et souvent de réfléchir à des leviers de communication et des éléments de langage propres à chacune des cibles.

 

Avez-vous une action ou un évènement en tête qui illustre ce principe ?

Oui, par exemple nous soutenons un collectif de YouTubeuses beauté pour lequel nous avons mis en place un événement de rencontres avec leurs fans nommé Get Beauty Paris. L’organisation de ce salon répond à un double objectif : séduire les Millennials, la cible aujourd’hui très convoitée des 15/24 ans, et convaincre les agences et annonceurs que TF1 en tant que groupe pluri médias reste un des meilleurs investissements possibles pour toucher cette cible volatile accro aux réseaux sociaux. Un tel événement permet à la fois de recruter de nouveaux spectateurs mais aussi de démontrer aux annonceurs la capacité de TF1 à se réinventer dans un écosystème médias révolutionné par le digital.

 

Quelles sont, d’après vous, les aptitudes pour évoluer dans l’univers des médias ?

Il faut bien sûr avoir une appétence, une curiosité pour les médias et chercher à connaître tous les supports (télé, web, print, radio…); d’abord parce qu’ils se combinent et sont de plus en plus dans l’interdépendance et puis parce qu’il faut avoir identifié les points forts et points faibles de chacun pour bien les utiliser. Je dirais qu’il faut aussi une certaine aisance relationnelle. Dans les médias, on est confronté à des personnalités très exposées qui ont souvent un gros ego. Il faut savoir écouter mais aussi aller au-devant des autres, ne pas hésiter à imposer son point de vue quand on le pense légitime.

 

Que retenez-vous de vos années ISCOM ?

Je retiens une ouverture à tous les métiers de la communication grâce à un enseignement qui se voulait généraliste mais, au-delà de ça, j’ai appris à l’ISCOM à travailler en équipe. Les compétitions, les travaux où chacun devait trouver sa place, ont été pour moi une vraie préparation à la vie professionnelle. Ils m’ont appris à mieux me connaître, à savoir me positionner dans un cadre collectif.