Alexandre Boutry, concepteur-rédacteur, ISCOM 2012

Découvrez son parcours de créatif en agence...

VIGNETTE alex boutryAprès son cursus à l’ISCOM à Lille, Alexandre Boutry a rejoint le monde des agences en tant que créatif.
Actuellement concepteur-rédacteur chez We Are Social, il revient sur son parcours.

Depuis que j'ai quitté l'ISCOM, il s’est passé pas mal de choses… Aujourd’hui, je suis concepteur-rédacteur chez l’agence We Are Social à Paris.

 

En quoi consiste votre métier de concepteur-rédacteur ? Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

C’est simple, une journée type, il n’y en a pas vraiment. L’avantage dans ce métier c’est que l’on travaille tout le temps sur des sujets différents, en duo, avec un/une Directeur Artistique. Avec Églée De Richemont, la directrice artistique avec qui je travaille, on essaie de trouver le meilleur concept. Ensuite elle s’occupe des images et moi des mots, mais c’est un vrai travail d’équipe, ça ne se résume pas qu’à ça, c’est aussi des discussions, des désaccords, des nocturnes parfois, c’est une relation qui fonctionne un peu comme dans un couple.
Chez We Are Social, on travaille essentiellement sur RATP, We Are Tennis, Renault, etc.. et c’est plutôt excitant. Dans le métier de rédacteur, nous pouvons travailler sur pas mal de sujets et supports différents : des films TV/digitaux, des activations social media, du print, des spots radio... Et tout ça, on le fait sous l’œil de notre Directeur de la Création (coucou Thomas Guilhot). C’est lui qui nous challenge pour avoir la meilleure des idées possibles.

 

Quels sont les aspects de votre métier que vous aimez le plus ?

C’est passionnant de travailler tout le temps sur de nouveaux sujets : une marque de voitures, puis le lendemain pour une marque de food, pour des assurances, du papier toilettes, des grandes causes ou des compétitions. C’est assez varié et on ne s’ennuie pas. Ce que je préfère dans mon métier, c’est de partir en production. Lorsqu’on a travaillé pendant plusieurs semaines voire des mois sur un script, qu’on l’a écrit et re-écrit au moins 50 fois, et sur le shoot, ça y est, notre idée est en train de se réaliser avec plein de personnes qui s’agitent dans tous les sens sur le plateau. C’est toujours assez plaisant de voir qu’à partir d’une idée, tout le monde s’active pour la produire le mieux possible. Ça mobilise du monde au sein de l’agence et aussi avec des boites de production, réalisateurs, photographes, acteurs, comédiens VO, motion designers etc… On rencontre tout le temps plein du monde, c’est enrichissant.

 

Que retenez-vous de votre scolarité à l’ISCOM ?L’avantage de l’ISCOM c’est qu’il y a une formation globale sur les métiers de la communication et de la publicité. Quand tu arrives en 1ère année, tu ne sais pas trop vers quel métier te tourner, et en même temps c’est normal. Et ensuite, à toi de choisir ta spécialisation en 3ème année : Communication globale, Marketing Publicité, Communication digitale, Événementiel, Créa360… Et un jour, tu te réveilles et tu te dis « Je veux être rédacteur ! » Si si je vous assure, et tu te donnes les moyens pour y arriver. Facile non ? Au-delà des différentes compétitions, on apprend aussi à analyser les briefs, à dégager des insights et c’est un peu la base de notre métier. Et surtout en tant que créatif, ma formation m’a apporté une vraie vision de la stratégie, souvent négligée par les créatifs juniors. Et puis l’ISCOM, c’est aussi des soirées à travailler en équipe, les rushs de veille de présentation. Mais au-delà du travail, c’est aussi de belles rencontres et des amitiés qui se créent. Il y a aussi beaucoup de stages, et ça, c’est nécessaire pour apprendre ton futur métier. C’est ce qui te permet de te préparer à entrer sur le marché du travail.

 

Et si on revenait sur votre parcours ?J’ai commencé en stage chez Publicis Conseil en 2012, au départ c’était pour 6 mois… Je me souviendrai toujours de mon maitre de stage Simon Dhamelincourt (CR) qui, la veille de mon 1er jour m’a dit : « Tu sais Alex, demain tu rentres dans l’arène, et je peux te dire que des gladiateurs, y’en a pas mal… » Ça m’a mis un coup de pression d’entrée…et finalement je suis resté 3 ans chez Publicis. J’ai beaucoup appris pendant ces 3 premières années. Je suis ensuite revenu dans mon Nord natal à Lille, chez Orès Group pendant 1 an et me voici aujourd’hui chez We Are Social Paris.

 

Pouvez-vous nous parler d'une campagne sur laquelle vous avez travaillé ? Une campagne qui a obtenu un prix par exemple.

RATP-Max (We Are Social)
Dernièrement, il y a eu ce film pour l’application RATP (We Are Social). On suit Max, qui est passionné par les transports en commun. Il connait tout sur tout : les horaires de métros, de bus, les itinéraires, les raccourcis, il aide même les personnes qu’il ne connait pas à trouver leur chemin, un véritable ferrovipathe... Il est drôle, sympa, on s’attache vite au personnage.

 

Quechua-Doudoune X-light (Orès Group)
C’est l’histoire d’une famille qui part en randonnée. Pendant tout le film, on entend la voix off d’un grand-père qui raconte tous les moments partagés en famille, ces instants uniques, ces moments de complicité…
On a travaillé avec la Voix Off française de Morgan Freeman, c’était assez marrant lors de l’enregistrement son, on avait vraiment l’impression qu’il était là, en face de nous.

 

Soöruz – Polar Wetsuit (Publicis Conseil)

Et cette campagne print pour une combinaison de surf qui te permet de surfer même quand il fait très froid. La campagne a gagné plusieurs prix (Epica, Eurobest, Club des DA), ça fait vraiment plaisir d’être reconnu par ses pairs.

Polarwesuit2

 

Avez-vous des conseils à donner à un étudiant qui veut devenir créatif en agence de publicité ? Bien évidemment ! Ce qui est vraiment stimulant, c’est de travailler tout le temps sur des sujets et marques différentes, du coup, on ne fait jamais la même chose. Le seul conseil que je donnerais, c’est de travailler son book encore et encore et ne pas hésiter à aller le présenter aux créatifs et Directeur de création que l’on admire. C’est important d’avoir un retour sur son travail, il n’y a que comme ça que l’on progresse.