Communication d'entreprise et de marque


Virginie Maurice, Responsable RSE chez Edenred, ISCOM 2000

Mes années ISCOM : "Des rencontres particulièrement marquantes… "

Diplômée de l’ISCOM en 2000, Virginie Maurice a débuté sa carrière dans les relations presse avant de s’engager au sein d’ONG et de prendre en charge leurs projets de communication. Depuis 2006 chez Edenred (anciennement Accor Services), elle est Responsable RSE.
Elle sera membre du jury 2012 lors de la remise du Prix du meilleur mémoire, organisé par le Réseau des Anciens de l’ISCOM.

 

A l’ISCOM, quelle spécialisation avez-vous choisi ?

J’ai opté pour la formation Relations Publiques, Presse, Evénementiel (REP). J’ai effectué mon premier stage à New York, au sein d’une agence de communication leader sur le marché du luxe, ce qui m’a permis d’acquérir une méthodologie solide et une première expérience à l’international.

 

Vous souvenez-vous de vos premiers postes ?

J’ai débuté en 2000 comme attachée de presse chez Kendo-Cohn&Wolfe, une agence de communication qui appartenait à l’époque à Young & Rubicam.
Cette expérience a été formatrice notamment grâce au travail sur des plans de communication internationaux, lequel s’effectuait en réseau avec les agences du groupe dans le monde entier. J’ai également eu l’opportunité de faire de la communication de crise pour différents comptes.
Deux ans plus tard, j’ai décidé de mettre mes compétences au service de mes convictions en travaillant pour des ONG. J’ai eu la chance de rencontrer la directrice de la communication de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) avec laquelle j’ai travaillé un peu plus de deux ans sur différents projets de campagnes médias, événementiels etc.

 

Quelles sont les spécificités de la communication dans une ONG ?

Les budgets dédiés à la communication dans une association sont souvent très limités, parfois inexistants. Il faut alors faire preuve d’imagination pour développer des projets et des partenariats innovants, ce qui suppose créativité et esprit d’initiative. Les rencontres avec des acteurs au parcours très divers et les projets menés à bien furent autant de moments marquants et enrichissants. La FIDH m’a ouvert les portes d’autres ONG engagées dans la défense des droits de l’Homme. Ma dernière expérience associative m’a conduite au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) où j’étais en charge de la communication interne et externe.

 

Aujourd’hui, quel poste occupez-vous ?

Après avoir travaillé chez Accor en tant que chef de projet mécénat, je suis aujourd’hui responsable du développement de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) chez Edenred (nouveau nom d’Accor Services).
Ma mission est d’identifier les priorités stratégiques sur des thématiques telles que l’alimentation équilibrée, l’environnement et la solidarité envers les communautés locales. Il nous faut ensuite les transcrire au niveau opérationnel afin de pouvoir coordonner ces sujets auprès de nos 40 filiales dans le monde entier. La communication interne joue un rôle clé dans le déploiement de la politique RSE d’Edenred.

 

Quels sont les défis de la communication responsable et de la démarche RSE pour l’entreprise ?

Dans le contexte actuel de crise, les valeurs et les engagements sociétaux des entreprises sont sous les projecteurs. "Consom’acteurs", les clients, les investisseurs, toutes les parties prenantes demandent des garanties et comptent sur les entreprises pour la limiter leurs impacts qu’ils soient sociaux, économiques ou environnementaux. Les pouvoirs publics mettent également la pression sur les entreprises en promulguant des lois comme par exemple la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE). Dès lors, les entreprises doivent jouer le jeu de la transparence sous peine d’être taxées de greenwashing.

 

Dernière question, quelles qualités faut-il développer pour travailler sur les thématiques de RSE et communication responsable ?

Une solide culture générale et une grande ouverture d’esprit sont nécessaires si l’on veut pouvoir développer une vision d’ensemble des problématiques qui nous sont soumises. J’ajouterai que travailler dans une entreprise ne signifie pas pour autant renoncer à son âme de militant et que la force de conviction, développée dans le cadre de nos engagements personnels, sera tout autant utile dans la réalisation de nos objectifs professionnels.