Quentin Grimal, Account manager chez DDB, ISCOM 2014

Après deux belles expériences chez Buzzman et Altmann + Pacreau, Quentin Grimal est désormais Account manager chez DDB. Il revient sur son parcours et son retour à l'ISCOM en tant qu'intervenant.

À peine sorti de l’ISCOM en 2014, Quentin a déjà à son actif - en cumulant stage et apprentissage - un an et demi d’expérience chez Buzzman. Un véritable atout pour séduire Altmann + Pacreau qui montent à l’époque leur agence. Quentin les rejoint et participe à l’ascension fulgurante de ce tout nouvel acteur. Trois ans après, il change d’échelle et rejoint DDB où il est aujourd’hui chef de groupe en charge des budgets Mc DO et Ubisoft.

 

En parallèle, il animera cette année plusieurs modules à l’ISCOM de Rouen. L'occasion pour lui de partager sa vision de la publicité et de sensibiliser les élèves à la dimension opérationnelle du métier. Il revient sur son itinéraire et nous éclaire sur le rôle de commercial en agence à la lumière de ses expériences.

 

Quentin Grimal

 

Vous avez été au cœur du lancement de Altmann + Pacreau, une belle aventure ?

Oui, j’ai terminé mon alternance un mardi chez Buzzman et le jeudi qui suivait je rejoignais Altmann + Pacreau qui démarraient. J’étais leur deuxième recrutement, une chance d’évoluer avec deux grandes figures de la publicité. Nous avons beaucoup travaillé, répondu à de très nombreux appels d’offres.

 

La success story a vraiment commencé un an plus tard lorsque nous avons remporté le budget de la Caisse d’Epargne avec des honoraires très importants, ça nous permettait de voir plus loin. Puis les budgets de Citroën, de la Croix Rouge et d'autres ont suivi. 3 ans après le lancement, nous étions plus de 40 collaborateurs.

 

 

Vous rejoignez ensuite DDB …

 

Oui, dans une logique de progression, j’ai souhaité passer d’une agence à taille humaine à une grosse structure. DDB, c’est plus de 400 personnes en France. C’était l’occasion de me confronter à de nouveaux enjeux et d’élargir le champ des possibles en matière d’évolution. Mon N+1 rejoignant cette agence, il m’a demandé de le suivre. C’est aussi ce contexte qui a favorisé cette nouvelle étape ; on bouge souvent en équipe.

 

 

Vous êtes aujourd’hui chef de groupe chez DDB, parlez-nous de vos missions…

 

Je fais toujours le même métier mais j’ai maintenant plus de responsabilités. Fondamentalement, je reste un commercial. Mon job, c’est de bien comprendre le brief du client et de bâtir la campagne qui lui permettra de vendre plus. Il ne faut jamais oublier les enjeux business de l’annonceur. Aujourd’hui, je suis en charge des budgets Mc DO et Ubisoft ; deux marques qui ont des problématiques très différentes et c’est ce qui fait l’intérêt de mon métier.

 

 

S’agissant du budget Mc DO, quel est votre périmètre d’intervention ?

 

Je suis en charge du digital et de l’animation des pages Mc Do sur tous les réseaux sociaux. Nous avons actuellement 10 campagnes actives, ça donne une idée du volume à gérer. Il faut dire que la France est le 2ème pays le plus rentable pour la marque après les États-Unis. Son taux de pénétration y est de 92%... c’est vraiment une love brand. Le Mc DO, c’est la sortie de la semaine pour de nombreuses familles.


Pour rendre la marque toujours plus attractive, nous avons deux aves de travail :
le premier orienté « food » ; il s’agit de concentrer nos actions sur le « core », c’est-à-dire tous les produits vache à lait qui ont fait le succès de l’enseigne,
le deuxième orienté «  life style » ; il s’agit là de créer de la connivence avec la cible, les messages sont plus orientés « moments de vie » et n’associent pas forcément le produit.

 

Dans tous les cas, ça demande beaucoup d’efforts en matière de création, il faut toujours se renouveler. Heureusement, on bénéficie d’un bel environnement. L’enseigne innove sans cesse et a pour elle une des plus justes et meilleures signatures du marché : Venez comme vous êtes !

 

 

Quelle est la plus grande difficulté à laquelle vous ayez été confronté dans ce métier ?

 

Je dirais que l’essence même de mon métier c’est d’être dans la difficulté. On passe son temps à régler des problèmes et on n’a qu’un seul droit : trouver des solutions. C’est très lié à la position du commercial qui est entre deux feux ; à l’extérieur les clients qu’il faut comprendre et à l’intérieur les créatifs avec qui il faut s’entendre. Ça demande beaucoup d’énergie et de constance mais c’est passionnant !

 

 

Et votre plus belle réussite, vos meilleurs souvenirs ?

 

Ma plus belle réussite, c’est de voir un stagiaire - que j’avais recruté et formé - rejoindre Buzzman, c’est très gratifiant. Et puis, il y a eu aussi toutes ces compétitions dans lesquelles on s’investit à fond et qu’on gagne, des charrettes jusqu’à 4h du matin et dans la foulée une présentation à 9h. Je pense à la campagne Europe de Meetic chez Buzzman et puis bien sûr au budget Caisse d’Epargne chez Altmann + Pacreau qui permettait d’assurer la pérennité de l’agence.

 

 

Si vous deviez faire la promotion de votre métier auprès des étudiants, qu’en diriez-vous ?

 

Je dirais d’abord qu’on ne s’ennuie jamais. En 5 ans, j’ai travaillé pour un constructeur automobile, un site de rencontre, des enseignes de restauration, de l’entertainment, un lunettier, des banques… C’est l’occasion de découvrir un nombre incroyable d’univers. La position de commercial permet aussi d’être en lien avec tous les métiers de l’agence ; c’est le pivot autour duquel s’articulent la création, la production, le planning, la comptabilité, etc. Et puis, je dirais enfin que le commercial est certes sous pression, mais a un vrai pouvoir : c’est lui qui présente l’idée et a la responsabilité de la vendre.

 

 

Dans quelques semaines, vous reviendrez à l’ISCOM à Rouen où vous avez suivi une partie de votre cursus… Une nouvelle étape ?

 

Oui, je me suis beaucoup investi dans mon métier - parfois jour et nuit - toujours avec passion. J’ai aujourd’hui envie de prendre du temps pour transmettre quelques clefs, pour sensibiliser les élèves aux réalités du terrain. Je vais donc retrouver mon école et intervenir sur 4 modules ; processus créatifs, introduction au planning stratégique, recommandations opérationnelles, insights et tendances.