L’expérience Erasmus est exceptionnelle et intense

Portrait de Philippine Nicolas-Vullierme, en échange Erasmus à Madrid…

Philippine Nicolas-Vullierme, en troisième année Communication Globale des Entreprises et des marques à l’ISCOM Paris est actuellement à Madrid pour un échange Erasmus. Elle combine un cursus anglophone à un quotidien espagnol. Retour sur une expérience qui permet de multiplier les apprentissages et les découvertes….
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Pourquoi avez-vous eu envie de partir en échange Erasmus ?

Je suis entrée à l’ISCOM cette année en admission parallèle et à ce stade du cursus, il nous est demandé de faire un stage ou de partir en échange universitaire. La deuxième solution avait du sens pour moi. Venant d’une licence de lettres, c’était l’occasion d’en apprendre davantage sur la communication. J’ai pensé aussi qu’étudier en anglais – c’est la langue utilisée pour les cours que j’ai choisis – serait un atout pour la suite de mes études et vivre en Espagne me permettrait d’entretenir aussi mon Espagnol.

 

Quelles sont les démarches à entreprendre pour partir en Erasmus ?

C’est très simple. Il suffit de remplir un dossier et c’est l’ISCOM qui se charge de contacter l’école partenaire. A partir du moment où la demande est validée, c’est à nous d’organiser notre séjour.

 

Comment avez-vous trouvé votre logement à Madrid ?

En Espagne, le réseau Erasmus est très développé, ce qui n’est pas forcément le cas dans tous les pays d’Europe. Il y a de nombreux prestataires qui ont chacun leur spécialité : forfait pour le téléphone, animation, location... Je suis passée par « Help Madrid » pour le logement ; en général on nous propose des colocations de 2 à 12 personnes ! C’est l’occasion de vivre avec des étudiants de toutes les nationalités. En ce moment je partage mon appartement avec une Allemande et une Autrichienne.

 

Quel cursus suivez-vous à Madrid ?

Je suis donc à l’ESIC Business School en Publicité et Relations publics et j’ai choisi de suivre le cursus de la cinquième année de l’école dispensé 100% en anglais. Les modules sont très orientés sur le digital : marketing digital, stratégie digitale, communication digitale, écosystème digital…

 

Quelle est l’approche de l’enseignement ? En quoi diffère-t-elle de l’approche française ?

Les relations avec les intervenants sont très détendues, l’esprit est très « friendly ». Nous avons de nombreux travaux de groupe, beaucoup de présentations orales et on nous laisse une totale liberté dans cet exercice : on nous pousse même à l’originalité. Mais dans le même temps, il y a vraiment une grande rigueur sur les rendus et le respect des délais, sur les absences aussi.

 

Et que percevez-vous de l’écosystème digital espagnol ?

Il est un peu en retard, sans doute à cause de la crise que le pays a traversée ces dernières années. L’application Uber est par exemple arrivée en Espagne très récemment. J’ai été frappée de voir à quel point les startups, dont nous étudions les problématiques à l’école, sont très jeunes, elles ont été créées pour la majorité en 2016. Mais c’est vrai aussi que ça redémarre et il y a vraiment la volonté de faire bouger les choses.

 

Certains disent qu’Erasmus, c’est 6 mois de vacances…Qu’avez-vous à dire pour leur prouver le contraire ?

Dans mon cas, ce ne sont vraiment pas des vacances, j’ai 5 heures de cours par jour de 17h à 22h et j’ai une heure de trajet pour me rendre à l’école. Je profite de la matinée pour travailler sur les travaux de groupe mais je fais aussi du sport ! Donc au final, j’ai plutôt des journées longues…On a une image de l’Espagne très festive, très chaleureuse qui pourrait faire penser que le rythme de travail n’est pas soutenu mais j’ai découvert tout le contraire. Les étudiants qui sont en stage travaillent toute la journée et enchainent avec les cours le soir ! C’est un pays où on sait faire la part des choses entre le travail et les plaisirs.

 

Mais un échange Erasmus, c’est aussi l’occasion de faire des rencontres, des voyages ?

Oui, bien sûr…Quand on est en Erasmus, c’est vrai que la vie est bien remplie. Il faut à la fois assurer le travail mais aussi profiter de ce séjour pour découvrir d’autres cultures, d’autres lieux, d’autres personnes et c’est justement cette double dimension qui rend l’expérience Erasmus exceptionnelle et très dense. J’ai par exemple une carte de transport qui me permet de voyager gratuitement dans un rayon de 200 kms et je suis déjà allée visiter Tolède et Salamanque.

 

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui souhaitent partir en Erasmus ?

Je leur dirais de se lancer, de ne pas hésiter une seconde… C’est une expérience très intense qui permet de devenir plus autonome, de sortir de sa zone de confort.
C’est l’occasion de rencontrer non pas une mais des cultures, de partager des idées, des points de vue avec des personnes d’horizons différents et puis aussi de se fabriquer un réseau amical et professionnel.