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Stage en production TV : le parcours de Clémence Lerouge à France 2

Une immersion à France Télévisions avec les équipes de Télématin...

Clémence Lerouge, en 3ème année à l’ISCOM Rouen, a passé quatre mois au cœur de la production de Télématin, émission culte de la tranche matinale sur France 2. Elle a assisté cinq des 35 chroniqueurs de ce programme, les accompagnant dans toutes les étapes de la fabrication des reportages, du choix du sujet à la diffusion. Une expérience intense durant laquelle elle a appris à gérer le rythme et l’exigence d’une émission quotidienne. Retour sur ce stage qui a confirmé son goût pour l’univers de la télévision.

 

Comment avez-vous trouvé ce stage, quel a été le processus de recrutement ?

VIGNETTE clemence lerougeJ’ai la chance d’avoir mon oncle qui est journaliste sur France 2 et qui m’a permis d’entrer en contact avec la productrice de Télématin. Il se trouve qu’elle avait justement besoin de quelqu’un pour assister les chroniqueurs de l’émission, elle m’a donc convoquée à un entretien. Nous avons parlé de mes expériences précédentes, elle a présenté le poste et puis cherché à savoir si ma personnalité correspondait bien au profil recherché… Nous avons eu un bon feeling, c’est ce qui a compté.
 

Quelles étaient vos missions durant ce stage ?

J’ai assisté 5 chroniqueurs de l’émission, je devais les aider à trouver des sujets, rechercher des lieux et des intervenants pour tourner, m’assurer de la disponibilité d’un réalisateur, planifier le tournage et le montage et gérer aussi la diffusion des reportages. En réalité, je devais faire en sorte que la production entende parler le moins possible de ses chroniqueurs ; j’étais un peu l’huile dans les rouages !

 

Concernant la sélection des sujets, quel était précisément votre travail auprès des chroniqueurs ?

C’était très variable d’un chroniqueur à l’autre, ils ont chacun leur personnalité et leur façon de travailler. Dans tous les cas, il faut les alimenter très régulièrement en infos car ils ont des chroniques toutes les semaines, je faisais beaucoup de veille sur le net, dans la presse et puis j’étais aussi attentive aux très nombreux appels des attachés de presse. La chroniqueuse « Bons Coûts » me laissait régulièrement lui soumettre des sujets. D’ailleurs, certains ont été traités récemment comme la startup Aatise qui soumet ses vêtements au vote des internautes avant de les produire ou encore de la marketplace Fogora qui ne propose que des objets made in France.

 

Etiez-vous en charge d’évaluer le budget de chacun des reportages que vous planifiiez ?

Non, c’est la production qui l’évalue sur la base d’une fiche matrice qu’on lui soumet. Pour chaque sujet, je devais fournir ce document qui reprend la description du sujet, le lieu et l’équipe de tournage, la date de diffusion. Sur la base de ces éléments, la production évalue le budget, refuse ou accepte le sujet.

 

Avez-vous assisté au tournage de certains sujets et qu’en avez-vous retenu ?

Oui, j’ai pu suivre quelques tournages, et c’était vraiment intéressant de voir le travail des réalisateurs sur le terrain. Pour les sujets « mode », on fait parfois 20 prises parce que les réalisateurs sont très exigeants sur la dimension esthétique des images. Sur des reportages qui touchent à l’emploi, ce n’est pas le même travail, on passe plus de temps à chercher des images, des plans pour illustrer le sujet !

 

S’agissant de la diffusion, quelles étaient vos missions ?

Je faisais le lien entre les chroniqueurs, les réalisateurs, la production ; par exemple je fournissais des images à l’assistant réalisateur pour lancer les sujets à l’antenne. J’étais aussi chargée d’écrire les quelques lignes qui accompagnent traditionnellement le sujet sur le site internet et la chaîne Youtube de l’émission.

 

Quelle est la plus grande difficulté à laquelle vous ayez été confrontée durant ce stage ?

Une galère de tournage ! On devait tourner une chronique mode au Maroc et 2 jours avant le départ, on n’avait toujours pas l’autorisation de tournage. Il a fallu gérer cette situation compliquée en un minimum de temps et j’ai réussi à obtenir l’autorisation la veille du départ ! Ça a été un grand moment de stress mais aussi une vraie victoire qui m’a fait gagner la confiance de la chroniqueuse. A partir de ce moment-là, on a vraiment travaillé main dans la main.

 

A l’occasion de ce stage, avez-vous découvert, au-delà de vos missions, d’autres métiers de la télévision ?

Oui, j’ai saisi toutes les opportunités pour avoir une vision grand angle des métiers de la télé. J’ai par exemple assisté au montage des reportages, on m’a d’ailleurs proposé à cette occasion de faire des doublages de voix. Je suis aussi allée en régie pour voir comment sont gérés le son, la musique, le lancement des reportages... Et puis bien sûr, j’ai aussi fréquenté le plateau de Télématin et c’est là que j’ai pu voir l’aboutissement de mon travail.

 

Quel bilan faites-vous de ce stage, que vous a-t-il apporté ?

Ce stage a été pour moi extrêmement enrichissant et formateur. J’en sors grandie et j’espère que j’aurai l’occasion de recroiser le chemin de toutes ces personnes qui ont contribué à faire de ce stage une expérience incroyable. Les retours que j’ai pu avoir me donnent envie de croire en moi et en mon avenir dans ce milieu.

 

Vous envisagez donc de persévérer dans l’univers de la télévision ?

La télévision m’a toujours fait rêver et continue de me faire rêver…Je trouve que c’est un média extraordinaire parce qu’il est très rassembleur. Travailler sur un sujet dont on sait qu’il va être regardé par des millions de spectateurs, ça donne le vertige ! Avec ce stage, j’ai découvert l’esprit du magazine, j’aimerais pouvoir profiter de mes expériences à venir pour découvrir d’autres univers… Je n’en ai pas fini avec la télé !

 

Quelles recommandations feriez-vous à un étudiant qui souhaiterait rejoindre le monde de la télévision ?

Je dirais que cet univers n’est pas fait pour tout le monde. La télé, ça fait rêver mais la réalité est parfois assez dure. On peut être amené à travailler avec des personnalités difficiles qui ont l’habitude d’être dans la lumière et qui peuvent se comporter comme des divas. Il faut faire preuve d’humilité, de souplesse. Et puis si on travaille sur une quotidienne en direct comme ça a été le cas pour moi, il faut savoir gérer la pression…La télévision, c’est un univers passionnant mais très exigeant aussi !

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