Instagram et le social storytelling : toute une histoire

Comment raconter des histoires sur instagram ?...

intagram bd


Cet été, ils étaient plus de 80 000 à suivre les aventures d’Abel et Olivia …sur Instagram. Ce feuilleton BD au format inédit, c’est l’agence Bigger than Fiction qui en a eu l’idée. L’un de ses cofondateurs, Julien Aubert, est intervenu sur le Grand Forum de la Communication 2017 de l’ISCOM Paris et en a profité pour revenir sur cette série hors norme qui a rapidement trouvé son public.

 

ETE, une série pensée nativement pour Instagram

Les équipes de Bigger than Fiction ont eu l’idée de capitaliser sur un vieux principe : la série de l’été mais dans un format complètement nouveau ; une BD sous forme de feuilletons quotidiens diffusés du 29 juin au 27 aout. L’histoire, c’est celle d’Abel et Olivia, un couple de parisiens tendance hipster… Avant de s’engager dans une relation plus sérieuse, ils décident de se donner deux mois, le temps d’un été, pour vivre chacun de leur côté les expériences dont ils rêvent.

Instagram, plateforme incontournable de partage pendant les vacances, s’imposait comme le support idéal pour cette série estivale. Toutes les dimensions du réseau social ont été exploitées : des épisodes accessibles en stories ou en timeline, des ambiances sonores, des images statiques ou animées, et la possibilité de géolocaliser certains lieux. A la fin de l’été, on a pu lire l’histoire dans l’autre sens…de la dernière case à la première. Une architecture narrative pensée comme un palindrome. La série conçue pour passer du web au papier - chaque feuilleton compte 9 cases - est aussi depuis peu une BD éditée par les Editions Delcourt, l’occasion de faire patienter les fans avant le prochain opus !

Interactions, connaissance du public, construction de la communauté…Les atouts d’Instagram

40 000 personnes au début de l’été et le double deux mois après, pari gagné pour Bigger than Fiction : les lecteurs sont revenus tous les jours et de plus en plus nombreux pour suivre Abel et Olivia…Cette routine de diffusion que la télévision pratique depuis bien longtemps n’échappe pas aux médias sociaux : les habitudes qu’on a prises dans la vie existent aussi sur le digital, le phénomène du rendez-vous traverse les époques ! Au-delà des données quantitatives - 4 millions de vues, 2000 likes par épisode, 30% de complétion - Bigger than Fiction a collecté des données qualitatives qui lui permettent de cerner le lectorat. Pour la prochaine saison, l’agence sait désormais à qui s’adresser : une femme jeune, 18/35 ans, active et parisienne. Les commentaires, plus de 400 pour certains épisodes, ont démontré un véritable engouement pour la série…Le public réagit, s’investit , les lecteurs s’interpellent entre eux, s’adressent aux auteurs, peu à la peu la communauté d’ETE se construit. Et toutes ces informations collectées à partir de l’usage des consommateurs (data driven story telling) fournissent un matériel incroyable pour la conception des prochains épisodes. Bigger than Fiction sait désormais qui est le personnage préféré, les sujets qui plaisent et ceux qui déplaisent mais ne suivra pas forcément les choix du public…Les auteurs peuvent aussi prendre le parti de frustrer les lecteurs !

 

Quelques mots sur les réseaux sociaux vidéo

A l’occasion de son intervention, Julien Aubert a également rappelé la place capitale de la vidéo dans les médias aujourd’hui.
Quels sont les contenus les plus partagés ?On consomme actuellement deux fois plus de vidéos qu’il y a 10 ans. Contre toute attente, la télévision n’est pas morte ! Les Babyboomers en sont de gros consommateurs et les contenus les plus partagés sur les réseaux sociaux sont issus du petit écran.
Où regarde-t-on ces contenus ?  On regarde de la vidéo partout, au bureau, au restaurant, dans le métro et pour 75% du public sans le son ; c’est la grande nouveauté que les auteurs doivent intégrer. Facebook est le leader des social media video après Instagram et Snapchat. L’engagement - likes, partages, commentaires - y est très fort et c’est aussi sur cette plateforme que le temps de visionnage moyen par utilisateur est le plus élevé. Cette orientation à la vidéo, Facebook la concrétise désormais avec la production de ses propres séries…Le réseau social produit et diffuse ses programmes et rejoint les rangs des pure players digitaux dont Netflix est le grand représentant.

 

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