Rencontre avec l'un des visages du cinéma français : Christophe Rossignon

Le producteur a fait une conférence à l'ISCOM Lille...

christophe rossignon

Christophe Rossignon était présent le 21 novembre 2017 à l'ISCOM Lille lors d’une conférence sur son parcours de producteur de cinéma français. Durant une heure et demi, il s’est livré aux questions de Joseph Pietton et des étudiants.

Article fait par Margaux Boogaerts, étudiante en 1ère année à l'ISCOM à Lille. 

Le producteur avant l’homme

Christophe Rossigon est un homme qui se veut libre. Comme son père avant lui, il souhaite écrire sa propre vie. Il oscille entre des études et des métiers dans plusieurs domaines manuels jusqu’au jour où, il se lance dans la production. Il a alors une trentaine d’années et s’offre une nomination aux Oscars ainsi qu’un prix aux Césars, pour son premier film, L’odeur de la Papaye Verte. Il remportera deux ans plus tard le césar du meilleur producteur pour La Haine de Mathieu Kassovitz. La Haine remportera également le Prix de la mise en scène au festival de Cannes 1995.
Christophe Rossignon est une personnalité synonyme de passion, d’évasion et de création, reflet de son métier qui engage création, commercialisation et écoute des idées. C’est aussi une responsabilité, juridique, sociale et surtout financière comme il le souligne, "l’argent n’est pas gratuit".

 

Un homme passionné 

Le producteur aux 69 films, produit les images qu’il a envie de voir au cinéma. Pour lui, un film s’écrit en trois phases : la première à travers le scénario, la seconde par la réalisation et enfin la troisième au montage.
Producteur de film oui, d’animation aussi, de série pas encore. Pourtant l’idée ne le réfute pas : "on ne va pas vers la série par obligation (…) mais la série donne du temps, c’est un terrain de jeu qui donne au spectateur une liberté de consommation."

La Haine

Pour son troisième film, Christophe Rossignon et son réalisateur M. Kassovitz ont réagi rapidement suite à une bavure policière. Ce grand film est né d’un fait divers qui a bousculé et précipité sa production.
Le tournage s’est déroulé sur un peu plus de 5 mois dont cinq semaines en banlieue. Avant le tournage, le réalisateur et ses trois acteurs ont passé deux mois dans la banlieue de Chanteloup-les-vignes où ils ont pu s’imprégner de la mentalité et du lieu en général. C’est aussi cela être producteur : savoir s’adapter et tout mettre en œuvre pour que l’idée de départ prenne forme sans obstacles.

 

Exportation à l’étranger

Nommé 11 fois aux Césars et récompensé par 3, notamment dans la catégorie Meilleur Film, La Haine a des ambitions internationales. Jodie Foster en est d’ailleurs sa marraine aux Etats-Unis. Pour C. Rossignon, le cinéma français est "singulier, créatif et s’exporte bien. De tous temps, il a réussi à marquer le cinéma mondial". Il n’a jamais eu plus raison que pour La Haine.

 

Et la place des jeunes dans le cinéma ? 

En tant que jeune réalisateur ou jeune producteur.  Sa réponse est simple, le jeune dans le cinéma a la même place que celle du jeune dans la société. Il doit faire sa place. Et tout comme lui, il suffit d’essayer.

 

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