"Pour réussir, il faut croire en ses rêves" : Mason Ewing

Le styliste et producteur était à l’ISCOM Paris...

Mason Ewing était à l’ISCOM Paris pour travailler étroitement avec les étudiants sur le développement de sa marque, notamment via le digital. Devenu subitement aveugle, il a fait de son handicap une force. Découvrez son parcours et ses conseils…

Vous avez fait de votre handicap une force, racontez-nous….

mason vignetteJe suis né d’un père américain et d’une mère camerounaise. À l’âge de 6 ans, j’ai quitté le Cameroun pour venir vivre en France chez mon oncle et ma tante. C’est une période extrêmement douloureuse de ma vie, puisque j’ai été victime d’actes de maltraitance qui m’ont fait perdre la vue.  À vrai dire, j’ai toujours été passionné par la mode mais j’ai été confronté aux difficultés d’intégration que peut connaître un aveugle, d’autant plus lorsque j’expliquais que je voulais être styliste ou faire du cinéma. J’en ai souffert mais finalement, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui ont cru en moi. Aujourd’hui, je suis à la fois styliste designer et producteur audiovisuel, et je réalise aussi des séries telles que Mickey Boom et Eryna Belle qui sont en préparation.

 

Comment s’est déroulée la collaboration avec les étudiants de l’ISCOM Paris ?

Extrêmement bien. En fait, j’ai sollicité les étudiants pour qu’ils travaillent sur ma marque MASON EWING et sur son développement, qu’il soit digital ou international.
À mon sens, c’est une belle opportunité pour être au plus proche des préoccupations des jeunes et des outils qu’ils utilisent. Je leur ai donc laissé carte blanche pour trouver des moyens à la fois créatifs et innovants.

 

Que retenez-vous de cette expérience ?

Je suis touché que les étudiants de l’ISCOM aient pris le temps de m’écouter, de s’intéresser à ma marque et également à mon parcours. Évidemment, je suis ravi de cette expérience : les étudiants ont réalisé un travail efficace et je vais d’ailleurs utiliser plusieurs de leurs recommandations. Et puis si certains veulent me rejoindre pour un stage en communication, ce sera avec plaisir, dès lors qu’ils s’imprègnent des valeurs de mon entreprise.
Je porte clairement un message de bienveillance et je crois que les étudiants l’ont bien compris. D’ailleurs, regardez mon logo, il représente un bébé parce qu’on dit toujours que les enfants ne jugent pas. En somme, c’est un bébé messager qui représente mes combats : le handicap, le racisme, l’homosexualité et la différence…

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Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer dans la création artistique ou l’entrepreneuriat ?

Il y a trois conseils qui me viennent à l’esprit.  Le premier, c’est de ne pas écouter les autres. Le deuxième, c’est de persévérer.  Enfin le troisième, c’est de croire en ses rêves.
Lorsqu’on lance son entreprise, c’est un combat de tous les jours mais c’est un beau challenge. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est parce que j’ai toujours cru en moi.

 

Quels sont vos projets en cours ?

Je finalise actuellement mon livre, les yeux du destin ; il y a même des producteurs américains qui ont déjà acheté les droits pour l’adapter au cinéma. Et parallèlement je me suis engagé en créant l’association humanitaire SOS Madison International. Je veux faire passer un message d’espoir, dire à tous que la vie est merveilleuse. Je ne suis pas dans la négativité, j’ai la capacité à prendre du recul.
Et je souhaite aussi dire à la jeunesse valide de ne pas avoir peur des personnes handicapées. Comme je dis souvent : "laissons nos yeux grands ouverts pour l’avenir ".



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