Thomas Pesquet, un communicant hors-pair

Une étudiante de l'ISCOM Rouen était à sa conférence....

Thomas Pesquet est revenu sur ses terres d’origine pour témoigner de son expérience à bord de la station spatiale internationale.
Il était au Zénith de Rouen le 11 octobre 2017 et Emma, étudiante en 2ème année à l’ISCOM Rouen était dans le public. Elle revient sur cet événement...

Pourquoi êtes-vous allée à cette conférence ? Qu’en attendiez-vous ?

emma etudiante 2e rouenComme beaucoup d’autres, j’ai suivi Thomas Pesquet lors de sa mission Proxima sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram. J’ai eu envie de l’écouter pour en savoir plus sur cette expérience dans l’espace, sur son ressenti quelques mois après son retour sur terre. Et puis c’était aussi l’occasion d’un véritable échange puisque la manifestation se déroulait en deux temps, la présentation de la mission Proxima et des questions/réponses avec le public.

 

 

Quels sont les grands enseignements que vous avez tirés de l’intervention de Thomas Pesquet ?

Le premier, c’est qu’on peut se fixer des objectifs ambitieux à condition d’être prêt à travailler dur et longtemps ! Thomas Pesquet s’est entrainé pendant 7 ans avant de partir dans l’espace…C’était vraiment une préparation de longue haleine qui demandait de la constance et de la patience.
Le deuxième point que j’ai retenu, c’est l’importance des langues étrangères. Même dans l’espace il faut savoir en parler plusieurs ! Thomas Pesquet maitrisait déjà l’anglais mais il a fallu qu’il apprenne le russe qui est une des langues officielles de la station internationale.
Le troisième, c’est que l’équilibre écologique de la planète est réellement menacé. Thomas Pesquet nous a vraiment alertés. C’est une réalité qu’il a observée de l’espace, il a vu la fonte des glaces, la fragilité de la couche d’ozone qu’il compare à une bulle de savon.

 

Vous avez suivi Thomas Pesquet sur Instagram…Comment d’après vous a-t-il réussi à constituer cette large communauté de followers ?

Déjà, il s’est investi sur plusieurs réseaux sociaux, Facebook, Twitter et Instagram. Il a posté des photos, des vidéos tous les deux jours ou presque. Cette régularité a permis d’établir de vrais liens avec sa communauté. Et puis il a tout partagé ; ce qui relevait vraiment de sa mission mais aussi ses coups de cœur - de très belles images de la terre et du ciel - et son quotidien. On a pu voir comment il dormait, comment il se nourrissait, comment il vivait avec ses collègues. Il nous a vraiment fait entrer dans la station spatiale.

 

Et il a aussi, de l’espace, établi des liens plus spécifiques avec sa région, la Normandie…

Oui, il a envoyé de nombreuses images de la Normandie vue de l’espace…Ce qui a créé un lien fort avec les Normands qui se sont sentis vraiment impliqués dans cette aventure spatiale. D’ailleurs, c’est à Rouen qu’il a commencé son cycle de conférences qu’il donnera dans toute la France.

 

Au-delà de cette présence sur les réseaux sociaux, comment expliquez-vous la forte notoriété et la très belle image de l’astronaute ?

Je pense qu’il ne triche pas, qu’il y a dans sa façon de communiquer une vraie spontanéité, une authenticité qui ne laissent pas indifférent, il n’y a pas d’artifices, que du vrai. Et puis au-delà de sa mission, il a su prolonger le dialogue avec son public par des rencontres physiques, la conférence à Rouen en est un exemple. Je pense aussi que sa réussite inspire beaucoup notre génération…Il a réussi à aller dans l’espace, un rêve qui semble inaccessible, ça nous donne envie d’aller plus loin, on se dit que tout est possible.



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