Comment conjuguer sport de haut niveau et études de communication ?

Les conseils d’Héloise Kane, athlète et étudiante en 5ème année à l’ISCOM Paris

heloise khanHéloïse Kane, sportive de haut niveau spécialisée dans la course de haies, suit actuellement le programme BAC+5 Influence et stratégies de l’événement. Elle nous explique commet elle organise cette double vie, en quoi le sport est un levier pour la réussite de ses études et comment elle envisage son avenir.

"C’est vraiment la philosophie de l’ISCOM, individualiser le parcours des étudiants en fonction de leurs appétences de leurs talents…C’est l’école qui s’adapte aux individus et non l’inverse."

 

 

Pourquoi avez-vous choisi de mener de front les études et le sport de haut niveau ?

Je fais du sport de façon intensive depuis l’âge de 6 ans, ça fait vraiment partie de ma vie. Et en même temps, j’ai toujours apprécié l’école. Je ne pouvais pas privilégier l’un ou l’autre, j’ai fait le choix de mener de front le sport et les études parce que ça participe à mon équilibre.

 

Quelles sont les motivations qui vous ont amenée à rejoindre l’ISCOM ?

Je voulais faire de la communication. Tout ce qui y a trait me passionne, l’information, la diffusion des messages, le partage… J’ai toujours été emballée par cette discipline. Et puis, j’ai aussi envie que le sport soit, en France, plus médiatisé qu’il ne l’est aujourd’hui. Je trouve qu’on ne communique pas assez sur les grands événements sportifs. Récemment, les françaises étaient en finale de l’Euro de Basket et peu de gens étaient au courant, le match a été diffusé sur une chaîne annexe, c’est vraiment dommage. J’ai envie de participer au rayonnement du sport français et ces études en communication sont un moyen de m’y aider.

 

Comment en êtes-vous venue à vous spécialiser dans la course de haies ?

Je suis une ancienne gymnaste et comme c’est le cas pour de nombreux gymnastes, je me suis reconvertie en athlète. Je me suis spécialisée dans la course de haies car c’est une discipline qui me permet d’exprimer les qualités sportives que j’ai développées au fil des années ; la souplesse et la rapidité

 

A quelle prochaine échéance sportive vous préparez-vous ?

Malheureusement, je me suis blessée en janvier donc toutes mes échéances ont été remises en cause. J’avais pour espoir de participer aux championnats d’Europe Espoir en juillet. Pour autant, l’année prochaine, j’ai pour objectif de faire ma place chez les séniors et, qui sait, me qualifier pour les prochains JO.

 

Comment conciliez-vous cette préparation et vos études ?

Pour moi, c’est assez naturel de combiner sport et études puisque je vis de cette façon depuis des années. J’ai appris à m’organiser, à être rigoureuse, à ne pas perdre de temps. Le secret, c’est de bien compartimenter les deux activités et de ne pas se laisser envahir par la première quand on se donne à la deuxième et réciproquement.

 

Comment l’école soutient votre vie de sportive de haut niveau ?

D’abord, l’école est en lien avec mon entraineur et je suis excusée en cas d’absence pour des entrainements spécifiques ou des compétitions. Bien sûr, je récupère les cours auprès des élèves ou auprès des intervenants qui connaissent mes contraintes. D’une manière générale, je suis soutenue par l’école qui a pris le parti de s’adapter à ma vie de sportive. C’est vraiment la philosophie de l’ISCOM, individualiser le parcours des étudiants en fonction de leurs appétences de leurs talents…C’est l’école qui s’adapte aux individus et non l’inverse.

 

En tant que sportive de haut niveau, vous véhiculez des valeurs au sein de l’école. Quelles sont-elles et comment se manifestent-elles ?

J’ai une détermination incroyable lorsqu’il s’agit de gagner ; j’aime jouer et je ne supporte pas de perdre ! Dès qu’il y a un séminaire organisé dans l’esprit d’une compétition, quel que soit le brief, qu’il m’inspire ou pas, je m’impose tout de suite une vraie pression parce que je veux que mon équipe décroche la première place. Je pense que je peux être un moteur pour le groupe, que je participe à diffuser un véritable esprit de compétition.

 

En dehors de l’esprit de compétition, quelles "aptitudes sportives" réinvestissez-vous dans vos études ?

Il y a un point qui est rarement soulevé par les sportifs et qui pour moi est fondamental, c’est la vitesse avec laquelle on doit assimiler le conseil d’un entraineur, un nouveau geste Cette capacité à s’adapter, à faire sans cesse évoluer sa technique, ça forge un état d’esprit, ça permet d’être à l’aise dans des univers très changeants, très aléatoires, de réagir avec efficacité et sans stress.

 

 Vous serez bientôt diplômée de l’ISCOM…Quels sont vos projets pour les années à venir ?

heloise khan 2Lorsque je serai diplômée, je vais essayer de mener de front ma vie de sportive et ma vie professionnelle. Bien sûr, j’envisage de combiner dans mon travail ma passion pour le sport et mon intérêt pour l’évènementiel. Peut-être que Puma, mon sponsor, m’ouvrira ses portes…J’aimerais beaucoup créer un événement au nom de la marque, un tournoi ou une compétition. Et puis parallèlement à ça, je souhaiterais faire des interventions en entreprise pour aider les personnes à gérer des enjeux qu’on peut rencontrer aussi bien dans le monde sportif que le monde professionnel.



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