Marque et musique : réinventer la relation avec les publics

Passionné de musique, Nathan Thouvenin, étudiant en 4ème année à l'ISCOM Paris,  a choisi de faire son stage dans une agence spécialisée en brand content et divertissement. Il nous explique comment les marques utilisent la musique et l’entertainment dans leur stratégie de communication pour créer plus d’engagement avec leur public…

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En quoi consiste votre stage actuel ?

Je suis en stage au pôle contenus et direction artistique d’une maison de production événementielle nommée House Of Music & Entertainment, H.O.M.E pour les intimes !
Mes missions vont de la simple recommandation d’artiste à l’organisation d’événements de grande ampleur tel que Singing In The Car, en passant par l’organisation de showcases  pour des marques et d’émissions pour W9 .

 

Quelles sont les spécificités de l'agence H.O.M.E ?

Son positionnement. H.O.M.E a décidé très vite de se placer comme découvreuse de talents ce qui lui a permis d’acquérir des liens très forts avec les artistes de la nouvelle scène française et leurs équipes. Ce savoir-faire lui permet aujourd’hui d’accompagner des marques comme Saint-Laurent, la SNCF ou le Club Med dans la création de leur stratégie de brand content.

 

Pour vous, quel est l'intérêt des marques d'utiliser l'entertainement et la musique pour communiquer ?

Le lien qui est créé avec son audience. La musique est la langue des émotions (Kant) : elle permet de toucher directement le public qui y voit souvent une démarche plus sincère qu’un simple push produit.
Le divertissement permet d’amener de manière plus douce l’acte d’achat, tout en apportant une faculté de mémorisation beaucoup plus importante. On oublie tous très vite la dernière publicité d’une marque. En revanche, si elle nous offre le concert de notre artiste préféré, je prends le pari que nous serons tous capables d’associer la marque à notre souvenir plusieurs mois après l’événement.

 

Vous avez choisi la spécialisation Relations Publiques, presse, événementiel. Pour quelles raisons ?

J’ai choisi cette voie car pour moi, c’était la seule où la force de conviction primait. Pour diffuser une publicité, il suffit d’acheter un espace mais pour qu’un journaliste ou un influenceur parle de vous, il faut apprendre à le connaitre et surtout, réussir à le convaincre. Lorsqu’il faut œuvrer pour défendre l’image d’une marque ou la réussite d’un événement, seules les capacités d’influence et la maitrise du discours priment. C’est un défi quotidien et un mouvement perpétuel, surtout dans l’événementiel. Il n’y a rien de plus passionnant que de voir son projet se construire devant soi et de sentir les mouvements qu’il génère dans le public et les médias.

 

Vous êtes passionné de musique, sur quel sujet avez-vous fait votre mémoire ?J’ai souhaité réfléchir à des solutions permettant de recréer de la valeur ajoutée autour de la personnalité de l’artiste, à travers les réseaux sociaux notamment. Entre les algorithmes des plateformes de streaming, les line-up interminables des festivals et les recommandations de notre entourage, la personnalité des artistes se perd au profit d’une simple mélodie désincarnée!

 

Quels sont vos projets professionnels à l'issue du stage ?

 Je me suis inscrit en 5ème année Management de la communication publique et politique pour y perfectionner mes compétences en communication d’influence. Je recherche en parallèle une alternance au sein d’un label ou d’une radio musicale pour y mettre en œuvre mes futurs apprentissages. Cette alliance peut paraitre surprenante mais la politique est partout et le secteur musical n’échappe pas à la règle. C’est même l’un des domaines où les jeux d’influence entre les acteurs sont les plus forts : c’est en les comprenant qu’on peut valoriser au mieux notre artiste.

 

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui veut faire l'ISCOM ?

 Fais de tes passions ta plus grande force. Cette école est un formidable laboratoire : on y simule des campagnes de communication, des lancements de produits, des créations d’entreprise, etc.
C’est en reliant le maximum de nos projets à nos passions que nous pouvons nous épanouir au mieux. C’est un véritable moteur qu’il faut savoir cultiver en dehors des cours, également en s’impliquant dans le B.D.E, la junior ou la vie culturelle de l’école. C’est en partageant qu’on apprend le plus : si une idée vous passe par la tête, parlez en autour de vous, montez une équipe et foncez! Jusqu'à aujourd’hui, cela a toujours fonctionné.



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