Hackathon culturel au Mona Bismarck American Center

Les étudiants en 5ème année Marketing, Communication et Management ont expérimenté le principe du hackathon culturel au Mona Bismarck American Center.

 Le 24 avril, les étudiants en 5ème année Marketing, Communication et Management ont expérimenté le principe du hackathon culturel au Mona Bismarck American Center. Audrey Gouimenou, qui en est la responsable communication, évoque l’esprit de ce lieu unique dans le paysage culturel parisien et revient sur la journée des com-hackeurs.

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Quelle est la vocation du Mona Bismarck American Center ?
Le Mona Bismarck American Center n’est ni un musée, ni une fondation mais un centre d’art et de culture dont l’objectif est de favoriser le dialogue entre la France et les Etats-Unis. Nous proposons une programmation culturelle au printemps et à l’automne qui présente les grandes tendances de la création d’aujourd’hui aux Etats-Unis. Il peut s’agir de performances, de concert, d’expositions, ou de projections... Nous avons également un programme pédagogique à destination des collèges et lycées franciliens auxquels nous proposons des visites en anglais dans nos murs et hors les murs sur tout ce qui touche à la culture américaine contemporaine.

 

Pour ce lieu culturel, quel est l’enjeu central de communication ?
C’est d’assurer auprès des publics français et/ou anglophones la notoriété du centre, faire connaître son existence, son histoire et ses missions centrées sur l’art américain des 20ème et 21ème siècles. La tâche est difficile car Paris regorge de propositions culturelles mais nous avons de vrais atouts ; l’hôtel particulier dans lequel nous sommes installés est un lieu exceptionnel et notre programmation pluridisciplinaire est pointue.

 mona bismarck american center

Comment la marque peut-elle émerger face à cette offre pléthorique ?
Il faut redoubler de créativité... Nos actions sont essentiellement centrées sur une communication ciblée auprès de media prescripteurs et sur une stratégie digitale qui nous a permis de bâtir une communauté, nous avons aujourd’hui près de 10 000 abonnés à notre newsletter et le public répond plutôt bien à nos événements sur les réseaux sociaux numériques.
Nous cherchons aussi à mettre en place des partenariats institutionnels tout en rendant visibles et lisibles nos spécificités. A titre d’exemple, nous proposons en ce moment des visites en anglais de l’exposition consacrée à l’artiste américain Walker Evans qui se tient au Centre Georges Pompidou.

 

Pouvez-vous nous préciser le principe du hackathon culturel et les missions que vous avez confiées aux étudiants ?
Le hackathon culturel est très inspiré de l’esprit des startup weekends. Des professionnels et des amateurs passionnés se retrouvent pour réfléchir au secteur culturel de demain et à des outils numériques pour le rendre plus vivant et plus accessible.
J’ai proposé aux étudiants une séance de travail autour de quatre ateliers : un nouveau site internet, bilingue et tourné vers un agenda clair des manifestations, la construction d’une stratégie de récupération et de gestion de données concernant nos publics en vue d’une démarche CRM, une stratégie sur les réseaux sociaux alimentée par un benchmark de la communication des établissements culturels au sens large et une réflexion sur le branding visant à améliorer la lisibilité de la marque actuelle.

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Comment avez-vous organisé la journée de travail ?
La journée s’est déroulée au sein même du Mona Bismarck American Center et s’est organisée en deux temps. La matinée a été consacrée à la présentation du centre et de l’équipe de direction et à l’explication des différents enjeux de communication du centre.
En début d’après-midi, les étudiants se sont constitués en groupes et ont travaillé sur l’une des quatre problématiques. Je leur ai remis des éléments -articles de presse, interviews, études - pour nourrir et orienter leur réflexion. J’ai fait des points réguliers avec chaque équipe et à l’issue de la journée chacune a pitché devant les autres.

 

Quel bilan faite-vous de leurs travaux ?
Ils ont parfaitement saisi les enjeux du secteur alors qu’ils avaient peu de temps pour y réfléchir. La communication culturelle, ce n’est pas que de la transformation, c’est aussi de la médiation et ils l’ont bien compris. Chacun des groupes a fait des propositions pertinentes bien construites en regard des objectifs. Certaines peuvent d’ailleurs être mises en application très vite et seront exploitées sans aucun doute.

 

Pouvez-vous évoquer quelques-unes de ces propositions ?
Pour alimenter les réseaux sociaux, ils ont proposé, dans l’esprit du newsjacking, de capitaliser sur des actualités qui entrent en résonance avec la vocation du centre, par exemple la date anniversaire d’un grand artiste ou d’un événement américains.
Ils ont aussi proposé un concours photo pour les Instagramers lors des concerts gratuits afin de de faire venir les influenceurs au centre et renforcer les liens avec la communauté Instagram.
Pour la collecte des données, ils ont eu l’idée de mettre en place lors des manifestations du centre un photomaton numérique connecté ; les visiteurs seraient invités à prendre des photos personnalisées qu’ils ne pourraient récupérer qu’en laissant leurs coordonnées ou en se connectant via Facebook.

Et concernant le branding, ils ont fait preuve d’astuce. Le sujet est difficile car très contraignant. Il faut que la marque soit courte et évoque à la fois le nom de la fondatrice et la mission culturelle du centre. Ils ont traité la problématique sous l’angle de l’image et ont choisi non pas de nommer Mona Bismarck mais de faire apparaitre son portrait dans le logo... Un principe plutôt ingénieux et à creuser.

 

 

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